Philippe Pouletty met Wall Street au service de la recherchePour tenter de devenir l'un des leaders du marché des transplantations, le P-DG de Sangstat a su tirer parti des ressources financières offertes par les Etats-Unis.

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Philippe Pouletty met Wall Street au service de la recherche

Pour tenter de devenir l'un des leaders du marché des transplantations, le P-DG de Sangstat a su tirer parti des ressources financières offertes par les Etats-Unis.

Après avoir réussi l'introduction de Sangstat au Nasdaq, la version américaine du second marché, Philippe Pouletty va avoir un peu plus de temps à consacrer au développement de ses deux premiers médicaments, destinés à faciliter les transplantations d'organes. Cela ne va pas pour autant bouleverser l'équilibre de ses activités. Ce médecin de 35 ans, immunologiste passé par l'Institut Pasteur et Stanford, a toujours pensé que ses deux passions, la recherche médicale et l'entreprise, étaient parfaitement compatibles. S'il a choisi de créer son entreprise en Californie, dans la Silicon Valley, l'une des raisons en est que les Etats-Unis, avec leurs investisseurs raisonnant en termes de potentiel, lui ont paru mieux à même de lui fournir les moyens financiers de ses ambitions. Et celles-ci sont grandes. De Sangstat, PME encore modeste (18millions de francs de chiffre d'affaires, 35personnes), il entend faire l'un des leaders de ce marché d'avenir qu'est celui des transplantations. Pour y parvenir, le patron de Sangstat, qui a aussi installé à Nantes un petit laboratoire, ne renie pas le cartésianisme français: ainsi a-t-il commencé par des produits de monitoring, moins longs et moins risqués à développer. Mais sans se priver de recourir au pragmatisme américain: pour les médicaments, il est entré sans complexe dans le jeu subtil du partenariat avec ces géants que sont Pasteur Mérieux et Baxter. Car Philippe Pouletty sait qu'il lui faut aller vite. Mais comment aller vite dans un domaine où les délais de développement sont terriblement longs? Le patron de Sangstat joue avec virtuosité de sa connaissance des deux continents et de sa double implantation. S'il exploite les ressources financières offertes par les Etats-Unis, il sait tout aussi bien tirer parti des essais cliniques français, qui sont de grande qualité. Mais s'il vient toutes les six semaines en France, il réside aux Etats-Unis, où il consacre ses rares loisirs à sa famille et à la plongée sous-marine. Tout en regrettant parfois la vie parisienne, car la Silicon Valley, dès que l'on quitte son laboratoire, c'est quand même la province...



USINE NOUVELLE - N°2450 -

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