Economie

Philippe Nottez doit doubler la production de Renault Cléon

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A 48 ans, il prend la barre de l'usine de Cléon en Seine-Maritime, l'un des navires amiraux de Renault.

Philippe Nottez doit doubler la production de Renault Cléon

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Renault Cléon est un fleuron particulier du groupe automobile. «Ici, nous produisons des moteurs et des boîtes de vitesses aussi bien pour l'Alliance Renault Nissan que pour d'autres marques concurrentes comme General Motors et Suzuki, ou encore des pignons pour Dacia. Nous devons livrer du cousu main», explique Philippe Nottez.

L'usine affiche un palmarès éloquent : à la première place pour la qualité des boîtes de vitesses au sein de l'Alliance, classée dans le «top 5» des sites pour les moteurs. Pour le nouveau directeur, les événements se sont précipités. En mai 2004, il a été nommé responsable des fabrications moteurs et boîtes de vitesses, les spécialités du site normand. Il y a un an, il est devenu sous-directeur général de l'exploitation, c'est-à-dire numéro 2 de ce site de 5200 salariés. Il vient d'en prendre la tête.

Jean-François Bron, son prédécesseur, est devenu directeur de la fédération mécanique du groupe Renault. Il faut maintenir le site à son haut niveau. Mais sa feuille de route, pourtant semée d'embûches, enthousiasme ce père de trois petites filles.

«Nous avons de lourdes responsabilités cette année, affirme-t-il. Nous devons assurer la livraison des mécaniques, boîtes de vitesses et moteurs, de la future Laguna III montée à Sandouville. Ce véhicule doit être réussi pour sauver ce site sur le fil du rasoir. Nous devons, dans le même temps, accélérer avec huit mois d'avance l'industrialisation du moteur V9 pour les véhicules haut de gamme de l'Alliance.»

L'usine, qui fabrique 6000 moteurs par semaine devra en produire 12300 d'ici à la fin de l'année. La mission semble taillée sur mesure pour cet ingénieur diplômé de l'Ecole des mines de Douai, dans le Nord. Il a débuté sa carrière en 1984 à la Française de Mécanique de Douvrin (Nord). Dans cette filiale de Renault, il appréhende durant vingt ans tous les rouages de la fabrication.

Tour à tour chef d'atelier, responsable de la maintenance, puis des méthodes, des études, de la prévention sécurité et enfin du déploiement de fabrication du moteur équipant les Renault Twingo et
Clio. Son expertise doit rassurer l'usine sandouvillaise. Philippe Nottez se montre très confiant et affiche des résultats flatteurs dans l'industrialisation des éléments, pour laquelle  le groupe a investi 80 millions
d'euros à Cléon: «Pour la nouvelle Laguna, nous en sommes à 100 défaillances par million d'organes pour les moteurs et à 50 défaillances par million d'organes pour les boîtes de vitesses.»

Une belle performance. .

Patrick Bottois

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