Philippe Mellier, président d’Alstom Transport : "Nous allons aider l’industrie ferroviaire russe à faire un bond en avant"

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Philippe Mellier, président d’Alstom Transport :

Usinenouvelle.com : Alstom Transport devient un partenaire minoritaire au sein de TMH (Transmashholding). Aurez-vous pour autant les coudées franches ?

Philippe Mellier: Nous entrons dans le capital de TMH à hauteur de 25 % et nous aurons dans cette industrie une participation égale à celle que détiennent les chemins de fer russes. Donc, Alstom Transport sera un partenaire minoritaire mais de référence, appelé à être un fournisseur de technologies. Nous pourrons proposer aux Russes de nouveaux équipements.

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Pour ce qui est de la fabrication de matériel faisant appel à notre savoir-faire, nous avons constitué un joint venture à 50/50 avec TMH : c’est ainsi que seront produites, bientôt, 200 locomotives, un très gros contrat en vue.

Votre objectif prioritaire est-il d’aider votre nouveau partenaire à combler un retard technologique ?

D’une manière générale, l’industrie ferroviaire russe a accumulé trente ans de retard. Les locomotives qui y sont produites n’ont pas de contrôle électronique de la puissance. Grâce à nous, elles seront pourvues de chaînes de traction à IGBT.

Pour vous donner une idée de l’état d’obsolescence dans lequel se trouve une bonne partie du matériel ferroviaire russe, voici un chiffre : il faut moderniser ces prochaines années 40.000 locomotives à bout de souffle. Nous avons donc pris pied sur un marché extraordinaire, de par son potentiel.

Avec TMH, Alstom va-t-il construire de nouvelles usines en Russie ?

Non, car celles que possède notre nouveau partenaire, dispersées dans la région de Moscou, ont une capacité de production largement suffisante. Ces usines ont pour beaucoup cent ans d’âge et nous porterons nos efforts sur la modernisation de l’outil de production.

Alstom Transport est présent dans une soixantaine de pays. Quels sont ceux où vous allez mettre les bouchées doubles ces prochaines années ?

Parmi nos priorités figurent la Grande-Bretagne, les pays nordiques, l’Europe de l’Est, tout comme le Maghreb, laTurquie, etc. Il existe un fort potentiel, à terme, en Inde. L’une des régions qui devrait le plus bouger, pour notre industrie, est l’Amérique du Sud, avec le cas de figure prometteur du Brésil. Récemment, nous avons remporté un appel d’offres lancé par la CPTM, la compagnie administrant les trains de banlieue à São Paulo. Et bien entendu nous sommes au nombre des candidats à l’appel d’offres pour la construction d’un train à grande vitesse entre cette vile et Rio de Janeiro.

Propos recueillis par Y. Le Houelleur

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