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PHARMACIEROUSSEL-UCLAF DISPARAIT, HOECHST OFFRE QUELQUES COMPENSATIONSPour prix de l'absorption et de la disparition de Roussel-Uclaf, sur lequel il lance une OPA de plus de 18 milliards de francs, Hoechst s'engage à créer un fonds de soutien à la recherche publique française doté de 220 millions...

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ROUSSEL-UCLAF DISPARAIT, HOECHST OFFRE QUELQUES COMPENSATIONS

Pour prix de l'absorption et de la disparition de Roussel-Uclaf, sur lequel il lance une OPA de plus de 18 milliards de francs, Hoechst s'engage à créer un fonds de soutien à la recherche publique française doté de 220 millions de francs. Sur trois ans.



Les actionnaires de Roussel-Uclaf ne seront pas les seuls à se féliciter de l'intégration du numéro 2 de la pharmacie française au sein de Hoechst Marion Roussel. Au terme de six mois de négociations avec le gouvernement français, qui, séquelle de la nationalisation de 1982, détenait encore 4,3 % du capital de Roussel-Uclaf, Hoechst s'astreint à quelques obligations à l'égard de la communauté scientifique française pour ne pas ternir son image. 220 millions de francs vont être retirés des résultats 1996 de l'entreprise de Romainville pour être alloués à un nouveau fonds de recherche qui sera créé ces prochaines semaines. Probablement sous forme d'un groupement d'intérêt scientifique. Ce " GIS " aura la responsabilité de gérer au mieux cette somme sous la double autorité d'un conseil scientifique et d'un conseil de gestion. L'un et l'autre seront, à parité, composés de personnalités françaises et étrangères de renom international, venues notamment de grands organismes publics de recherche. Ses domaines d'intervention porteront sur les deux thématiques de la recherche que l'état-major de HMR, dirigé par Jean-Pierre Godard, a laissées à la France : les anti-infectieux et les maladies de l'os. Mais aussi sur d'autres thérapeutiques et sur la chimie. D'ici à la fin de 1999, ces 220 millions de francs iront, pour l'essentiel, à des subventions en salaires et en équipements de laboratoires. Leur but sera d'aider des équipes de recherche fondamentale travaillant sur des cibles susceptibles de déboucher sur des médicaments véritablement innovants. En contrepartie, HMR disposera d'un droit de premier refus sur les brevets qui pourront être déposés.

La recherche extérieure : plus de 15 % du budget global

Dans le même temps, Hoechst prend l'engagement de maintenir, sur trois ans également, le potentiel propre de recherche de sa filiale française. En 1997, les emplois de 640 personnes ont été budgétés, et les crédits affectés à la recherche s'élèveront à 620 millions de francs. Le même niveau, sensiblement, qu'en 1996. Une trentaine de postes de chercheurs devraient être rendus disponibles dans les laboratoires de Romainville par les préretraites et la mobilité interne qui interviendront avant la fin de l'année prochaine. Si les quelque 300 salariés du site de la Seine-Saint-Denis engagés dans le développement préclinique ne devraient pas connaître de profonds bouleversements, le maintien des effectifs de développement clinique - 150 salariés - dépendra désormais des plans de charge déterminés au grand quartier général de HMR, à Bridgewater, près de New York. Pendant trois ans, Jürgen Dormann, le président du directoire de Hoechst, a promis aux Pouvoirs publics français qu'il n'y aurait pas de plan social dans l'ex-structure Roussel-Uclaf, qui compte 7 500 salariés dans l'Hexagone. Pas plus que ne seront fermés les cinq sites de HMR en France. Trois pour la pharmacie : à Compiègne, dans l'Oise ; à Bourgoin, dans l'Isère ; à L'Aigle, dans l'Orne. Et deux pour la chimie : à Neuville sur-Saône, dans le Rhône ; à Vertolaye, dans le Puy-de-Dôme. En revanche, à Romainville, au moins 160 personnes partiront l'an prochain au titre de la préretraite (à 55 ans). Et 700 jeunes seront recrutés en CDI en raison du passage pour tous à la semaine de trente-cinq heures.



Clariant, numéro 2 mondial en chimie de spécialités

A l'exception de ses activités dans les additifs alimentaires (171 millions de deutsche Mark de chiffre d'affaires), Hoechst apportera, au printemps de 1997, l'ensemble de sa chimie de spécialités (6,5 milliards de deutsche Mark de chiffre d'affaires) à Clariant, la société créée en 1995 pour rassembler les ex-actifs de Sandoz. En raison d'un programme de réduction des coûts de l'ordre de 600 millions de deutsche Mark qui sera lancé, quelque 5 000 emplois risquent d'être supprimés sur les 23 000 que comptera, à sa création, la future société Clariant. Les activités de Hoechst sont assez largement complémentaires de celles de l'actuel Clariant. Le nouvel ensemble se placera au deuxième rang mondial dans la chimie de spécialités, après BASF, mais avant Ciba.



USINE NOUVELLE N°2575

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