Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

PHARMACIERhône-Poulenc et Hoechst : Un mariage défensifLa fusion de Rhône- Poulenc et de Hoechst a déjà un nom : Aventis. Mais ce mariage forcé suscite nombre de questions. Car, dans la pharmacie, 1 + 1 n'a, jusqu'à présent, jamais fait 2.

Publié le

Les entreprises citées

PHARMACIE

Rhône-Poulenc et Hoechst : Un mariage défensif

La fusion de Rhône- Poulenc et de Hoechst a déjà un nom : Aventis. Mais ce mariage forcé suscite nombre de questions. Car, dans la pharmacie, 1 + 1 n'a, jusqu'à présent, jamais fait 2.



Ce sera donc Avantis. Avec son siège social à Strasbourg, un chiffre d'affaires mondial de 20 milliards de dollars, quelque 95 000 salariés et 1,2 milliard de dollars d'économies prévues sur les trois prochaines années. Tel est le portrait robot de la société commune, qui, à la mi-1999, devrait naître de la fusion à 50-50 des ac-tivités de Rhône-Poulenc et de Hoechst dans les sciences de la vie. D'ores et déjà, sa structure apparaît bien complexe : deux sociétés, Aventis Pharma (72 % du total), établie à Francfort et dirigée par Richard Markham ; et Aventis Agriculture, à Lyon, sous la direction d'Alain Godard, pour la santé animale et végétale. Pourquoi cette complexité ? La question interpelle. Mais ce n'est pas la seule. Les réactions des analystes, ensuite, plutôt tièdes sur une fusion pourtant supposée faire grimper les cours des deux partenaires, laissent perplexe également. Comment ne pas s'interroger, en effet, sur les suites de cette opération, alors que la majorité des fusions dans ce secteur de la pharmacie n'a donné que de piètres résultats. Dernière question, enfin, primordiale : pourquoi ces deux-là se sont-ils choisis ? La complexité de la structure choisie, tout d'abord, ne manque pas d'étonner. Elle est certes conforme au modèle Novartis, créé il y a deux ans, sous l'égide, dit-on, du consultant McKinsey. Double, elle permettra, de part et d'autre, de rechercher des alliances avec d'autres partenaires, financiers ou scientifiques, et d'identifier plus clairement les objectifs et les responsabilités. Au-delà de cette complexité, c'est la réaction des analystes, des deux côtés du Rhin, qui surprend. Alors que cette fusion, largement éventée depuis quinze jours, a fait grimper les cours des deux partenaires, tous semblent sceptiques. Philippe Lanone, de CDC Bourse, estime ainsi, dans son dernier commentaire sur l'opération, que " Rhône-Poulenc et Hoechst ont tous les deux un portefeuille de produits éclaté, conduisant à des marges faibles ". Christa Baehr, analyste de la BHF-Bank, lui fait écho et approfondit le regard critique : " Les deux sociétés sont plutôt faibles. Elles n'ont pas de palettes de médicaments susceptibles d'être agrandies, et elles sont très endettées. "

Scepticisme des milieux boursiers

En l'état, l'opération ne profiterait donc à aucun des deux promis. D'après KBC Securities, " pour l'actionnaire de Rhône-Poulenc, la perspective de voir le groupe devenir un holding détenant 70 % de Rhodia et 50 % d'un laboratoire franco-allemand sans beaucoup de produits en développement n'est pas enthousiasmante ". Christoph Dolleschal, analyste de " l'Independent Research " de Francfort, relève que la fusion " n'est pas particulièrement sensée ", car Hoechst " aurait dû se chercher un partenaire américain " au lieu de se marier à un " groupe européen qui a les mêmes difficultés que lui ". A en croire ces premières réactions des milieux boursiers, la nouvelle entité n'aurait donc aucune chance, à court terme, de présenter une rentabilité en ligne avec celle des majors de la pharmacie. Et les lourds coûts de restructuration qui s'en suivraient éloigneraient encore davantage une telle perspective. Un scepticisme fondé sur l'analyse des résultats des fusions précédentes. Selon les experts de CL Securities, en effet, " le processus de création de valeur, en pharmacie, repose sur le succès de nouveaux médicaments. Or, à ce jour, il semble toujours impossible d'affirmer que les rapprochements importants ont permis de créer des groupes plus dynamiques et performants en recherche-développement, donc susceptibles de créer plus de valeur à long terme ". Et c'est bien là que le bât blesse. La création d'Aventis, en effet, s'inscrit dans une vague qui, depuis les fusions de Bristol Myers et de Squibb ou de SmithKline et de Beecham, à la fin des années 80, n'a guère été couronnée de succès. A la seule exception, sans doute, de Glaxo, grossi de Wellcome, qui vit sur la vague encore porteuse de leurs anciens médicaments dans les trithérapies contre le sida ou le traitement de l'herpès.

Une série d'échecs patents

Problèmes de pouvoir ou création de valeur insuffisante pour les actionnaires : les causes sont diverses, mais les échecs patents. Ainsi, la plus ancienne de ces opérations, la fusion de l'américain Upjohn et du suédois Pharmacia, à finalité purement financière, a rapidement déçu (le groupe est quinzième mondial). Trop récente - elle date de moins de deux ans -, la fusion de Ciba et de Sandoz ne produira ses premiers résultats que l'an prochain. De même, les acquisitions de Naterman, de Rorer ou de Fisons par Rhône-Poulenc n'ont pas convaincu de leur pertinence en termes d'apport thérapeutique et de synergies. Pas plus que les acquisitions à répétition de Marion-Merrel Dow, de Copley puis des minoritaires de Roussel-Uclaf n'ont permis à Hoechst-Marion Roussel d'inquiéter ses rivaux américains. Dans le même temps, les groupes qui recueillent aujourd'hui tous les suffrages des professionnels du médicament comme des milieux boursiers sont ceux qui se sont refusés à céder à la croissance externe échevelée. Merck, Pfizer, Eli Lilly ou Zeneca sont les entreprises du secteur qui affichent les meilleurs résultats financiers, et offrent, semble-t-il, les pipelines de médicaments les plus remplis. A la différence des autres secteurs industriels qui attendent de leurs acquisitions des économies d'échelle et des réductions de coûts, la dimension n'apporte, dans les industries du vivant, que rarement les effets escomptés. Il existe certes des gisements d'économies pendant un à deux ans. Les fermetures de sièges sociaux et d'usines, les rationalisations entre services administratifs et commerciaux, les fusions de filiales, les suppressions d'emplois massives sont, dans un premier temps, relativement faciles et productives. Mais, rapidement, l'exercice a ses limites. Tout se jouera sur les produits et la réactivité. Aventis aura ainsi une puissance de feu de 2,5 milliards de dollars par an en recherche-développement de nouvelles molécules. Mais rien ne permet d'affirmer que sa créativité sera renforcée. Et, plus encore, qu'il pourra sortir, à rythme soutenu, des molécules innovantes susceptibles de se transformer en " blockbusters ", ces médicaments, comme l'anti-ulcéreux Losec-Prilosec, - qui fait la fortune d'Astra et de Merck & Co - , l'anticholestérol Zocor ou l'antihypertenseur Renitec-Vasotec, lesquels restent des pépites irremblaçables pour Merck & Co. Mais Rhône-Poulenc et Hoechst n'avaient pas le choix. Un isolement prolongé risquait de les plonger dans une inexorable descente aux enfers. Et si ce mariage ne résout en rien les problèmes de chacun des fiancés (voir pages suivantes), le célibat devenait impossible à vivre.



Ce qui justifie le rapprochement

1. Une même stratégie de recentrage sur les sciences de la vie, au détriment des activités chimiques traditionnelles

2. Des dimensions sensiblement équivalentes dans ce secteur

3. Des portefeuilles complémentaires de produits dans la santé humaine. Avec un point fort commun : les cardio-vasculaires

4. Un même besoin de regarnir le pipeline de médicaments en développement

5. Le renforcement de leurs implantations géographiques en Asie et en Amérique latine

6. De bonnes relations entre les deux présidents



Ce qui justifie des réserves

1. Les deux groupes n'ont, pour l'instant, pas fait la preuve de l'efficacité de leurs acquisitions aux Etats-Unis

2. Rhône-Poulenc, depuis dix ans, et Hoechst, depuis quatre ans, sont en restructuration permanente

3. Une fusion n'améliorerait pas l'endettement des deux groupes

4. Les conséquences sociales en Allemagne et en France risquent d'être importantes

5. Le pipeline de médicaments serait insuffisant pour alimenter la croissance

6. Leur position cumulée sur le marché américain resterait faible



POURQUOI HOECHST A BESOIN DE RHÔNE- POULENC

Rhône-Poulenc Rorer et Rhône-Poulenc Agro devraient apporter de véritables ballons d'oxygène à Hoechst, en situation difficile depuis son grand tournant stratégique en faveur des sciences de la vie.

Hoechst s'est libéré de ses entraves. Délesté, étape par étape, de sa chimie à faibles marges, le colosse de Francfort est conforme aux voeux de son président, JŸrgen Dormann. Mais il n'a pas, loin de là, fait la preuve que sa liberté de manoeuvre retrouvée lui était profitable. Et les négociations engagées depuis trois mois avec Rhône-Poulenc pour rapprocher leurs activités dans les sciences de la vie révèlent la fragilité du leader détrôné de la chimie allemande - toujours en tête outre-Rhin pour la pharmacie et les phytosanitaires - et son impératif besoin d'un partenaire. Fragile, le géant allemand ? Financièrement, c'est une évidence. Alors que Bayer et BASF continuent d'engranger des profits rondelets sans avoir cédé au vertige des mégafusions-acquisitions dans la pharmacie, Hoechst, avec un endettement tournant autour de 100 % de ses fonds propres, promet toujours la Lune à ses actionnaires... Mais pas avant 2000. Ni 1998 ni 1999 ne seront de bons exercices (sauf plus-values de cessions). Il n'empêche : JŸrgen Dormann, l'ex-directeur financier du groupe, soutenu par la Deutsche Bank, le principal actionnaire allemand, et ses alliés koweïtiens, affiche une confiance inébranlable dans la décision prise, il y a quatre ans, de se concentrer sur les industries de la santé. Et de se séparer, quoi qu'il en coûte, du portefeuille d'activités dans la chimie de base et de spécialités. Mais les " mines d'or à ciel ouvert " que devaient être les activités dans le médicament, la protection des cultures, la santé animale et le diagnostic, dopées par les premières retombées du génie génétique, laissent nombre d'observateurs sceptiques. Dans la pharmacie, Hoechst Marion Roussel (47 milliards de francs de chiffre d'affaires) n'est plus que le neuvième mondial (avec 2,8 % du marché) après avoir occupé, lors de sa constitution, en octobre 1997, la deuxième place. De surcroît, ses marges opérationnelles (13,5 % sur les neuf premiers mois de 1998) sont de moitié inférieures à celles de ses grands concurrents anglo-saxons, Merck, Bristol Myers Squibb, SB (SmithKline Beecham) ou Pfizer. Ou même de Rhône-Poulenc (16 %). Depuis le début de l'année, les bénéfices de cet ensemble pharmaceutique dirigé par Richard Markham, un ancien de Merck & Co, ont continué de chuter - du fait, notamment, des difficultés rencontrées par Centeon, sa filiale commune avec Rhône-Poulenc dans les dérivés sanguins. Et le refus, en octobre, de l'Agence européenne du médicament de donner son feu vert à son anti-Alzheimer Viviq (Propentofylline), pour cause d'efficacité insuffisante (le groupe a fait appel de la décision auprès des autorités européennes), n'a fait qu'aggraver la situation.

Pas de médicament vedette

Fragile, Hoechst l'est également dans son pipeline de médicaments, qui souffre aujourd'hui d'un dramatique problème de " soudure ". Son premier produit, l'antihypertenseur Cardizem (vingt-septième médicament mondial), ne représente que 11 % de son chiffre d'affaires global dans la pharmacie. Ne figurant pas en tête de sa classe thérapeutique, il n'apporte probablement pas les marges substantielles générées par les produits vedettes des autres grands leaders mondiaux. Notamment américains. Et deux autres produits en tête de ses ventes, le cardio-vasculaire Trental et l'antibiotique Claforan, sont désormais durement concurrencés par des génériques.

Une recherche coûteuse

Plus grave, les spécialités commercialisées depuis moins de cinq ans - dont l'anti-arthrite Arava, l'antihistaminique Allegra/Telfast et l'antidiabétique Amaryl/Amarel - ne représentent que 5 % de ses ventes pharmaceutiques. Alors que, chez Rhône-Poulenc Rorer (33,3 milliards de francs, y compris les vaccins de Pasteur Mérieux Connaught), les cinq premiers produits de moins de cinq ans comptent pour 20 %. Grâce notamment aux succès relativement rapides obtenus par l'anticancéreux Taxotère ou le cardiovasculaire Lovenox-Clexane dans ses nouvelles indications. Enfin, Hoechst n'est pas présent dans les vaccins, un domaine en plein essor dont Rhône-Poulenc est leader mondial, via Pasteur Mérieux Connaught et sa filiale commune avec Merck & Co pour l'Europe. Avec quantité de nouveaux produits en perspective. Au-delà de 2000, il semble que le groupe de Francfort puisse compter sur un pipeline mieux approvisionné (une insuline recombinante, des extensions de son hirudine recombinante, un traitement de l'ostéoporose et un autre de la schizophrénie), qui devrait lui permettre de retrouver des positions plus offensives. Pour autant qu'il n'y ait pas d'accident de parcours. Mais, en attendant, il faut financer une recherche-développement de plus en plus coûteuse. Dans l'agrochimie, son deuxième axe de développement, Hoechst piétine aussi. Ses concurrents s'appellent Novartis, Monsanto, Zeneca, surtout Du Pont, doté d'une formidable force de frappe financière. Frappée de plein fouet par la guerre des prix en Amérique du Nord, Agrevo, sa filiale, détenue à 60 % (40 % Schering), aujourd'hui déficitaire, ne peut espérer revenir, seule, aux premiers rangs. Sa croissance interne n'est tirée que par deux herbicides, Puma-Excel et Betanal, et un vieil insecticide venu de Roussel-Uclaf, le Decis. Et les retombées de l'achat, au prix fort (8,4 milliards de francs), des semences hybrides de maïs de Cargill (4 % du marché nord-américain) ne seront pas immédiates. Rhône-Poulenc Agro (17 milliards de francs de chiffre d'affaires, non compris Merial, la société commune avec Merck & Co) lui apportera une place de leader mondial devançant de peu Novartis, et des compléments de gamme.

Une présence insuffisante aux Etats-Unis

De plus, la firme lyonnaise devrait lancer cinq nouveaux produits sur le marché mondial entre 2001 et 2003, ainsi que trois gènes de tolérance à des herbicides (maïs, coton, soja, tournesol) entre 1999 et 2003. Avec ses 7,8 % du marché mondial, Rhône-Poulenc Agro est aujourd'hui le secteur le plus profitable du groupe de Courbevoie. Si les complémentarités sont évidentes entre les deux groupes au niveau des produits et implantations, la création de ce géant franco-allemand ne compenserait en rien leurs faiblesses communes : une insuffisante présence aux Etats-Unis, premier marché mondial du médicament estimé à 94 milliards de dollars, où, onzième groupe, Aventis Pharma (dotée de 3 400 délégués médicaux) ne pèsera que 3 % face à Merck & Co. La chimie ne fait plus partie de l'univers de JŸrgen Dormann. Ce qui reste de l'ex-numéro 1 de la chimie allemande devrait être complètement sorti du groupe avant la fin de l'an prochain. N'ayant ni pu vendre directement ses deux filiales chimiques Celanese et Ticona, ni les introduire en Bourse séparément dans de bonnes conditions, JŸrgen Dormann les a rassemblées sous la bannière de Celanese avant, cette fois, de les mettre en Bourse à New York et à Francfort. Cette opération terminée, il lui restera à sceller le sort de Messer et de diverses petites activités. Puis de céder ou d'utiliser en monnaie d'échange ses participations dans le nouveau Clariant (issu de la fusion de l'ex-Clariant et de Ciba Spécialités chimiques) ou dans Targor (filiale commune avec BASF dans le polypropylène). A moins que Rhône-Poulenc, actionnaire à hauteur de 68 % de Rhodia, ne soit tenté, une fois réglée la fusion des sciences de la vie, d'agréger sa filiale (37 milliards de francs de chiffre d'affaires) au nouvel ensemble Celanese (32 milliards de francs) pour en faire un grand rival de Du Pont. Ce que justifieraient leurs complémentarités géographiques (Celanese est avant tout aux Etats-Unis et Rhodia en Europe et au Brésil) et leurs portefeuilles dans les polymères et les polyamides. Tout semble possible, si les sciences de la vie montrent le chemin.



Les grandes acquisitions-cessions réalisées

Hoechst a acheté...

Marion Merell Dow en 1995

La totalité du capital de Roussel-Uclaf en 1996

...Et a cédé

La chimie de spécialités, qui a été apportée à Clariant en 1996

Les peintures Herberts à Du Pont en 1998

Les fibres tex- tiles Multikarsa en 1997

50 % du polypropylène au sein de Targor et 50 % de ses colorants au sein de Dystar en 1996

La chimie de base de Celanese (grossie de Ticona) sera mise en Bourse ces prochains mois

Les résines synthétiques de Vianova à Morgan Grefell Capital Development en 1998

Hoechst est recentré sur...

Les sciences de la vie (46,5 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1997, sur un total de 178 milliards) représenteront, avant la fin de l'an prochain, la totalité des activités du groupe Hoechst. Elles comprennent :

La pharmacie : Hoechst Marion Roussel (27 % du chiffre d'affaires total et 38 % du résultat opérationnel en 1997)

L'agrochimie : Agrevo (8 % des ventes et 7 % du résultat opérationnel)

Les activités vétérinaires : Hoechst Roussel Vet (2 % des ventes et 3 % du résultat opérationnel)

Les produits de diagnostic : Dade-Behring

... Mais il lui reste à vendre

Ce qui doit être cédé pour l'essentiel :

La chimie de Celanese (16 % des ventes et 20 % du résultat opérationnel) et 24 % du nouveau Clariant, 50 % de Wacker

Les gaz industriels de Messer (5 % des ventes et 9 % du résultat opérationnel)

Les participations dans Targor (polypropylène), Dystar (colorants), Tigona (polymères techniques), Trevira (fibres textiles cédées au groupe indonésien Multikarsa)

Divers intérêts dans les résines ou les médicaments génériques de Copley (9 % des ventes et 3 % du résultat opérationnel)





Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle