Pfizer veut s'offrir une cure de Botox

Le groupe pharmaceutique américain Pfizer serait en passe de racheter son compatriote Allergan et s'offrirait alors son produit phare, le Botox. 

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Site d'Allergan à Pringy - Crédits Allergan

Une discussion encore balbutiante... et qui pourrait ne pas aboutir. Le Wall Street Journal prend ses précautions pour qualifier les négociations qui ont cours entre le géant pharmaceutique Pfizer et Allergan, le fabricant du Botox. "Les fabricants de médicaments Pfizer Inc. et Allergan PLC envisagent de s'associer, dans ce qui pourrait être une fusion de blockbusters", écrit pourtant le quotidien économique.

Cela confirmerait des propos tenus par Michel Ginestet, président France du laboratoire américain Pfizer, dans un entretien accordé à L’Usine Nouvelle en juin 2015. Il évoquait les projets et ambitions du numéro deux mondial de la pharmacie, et disait ne pas s'interdire de nouvelles prises de participation. "Pfizer est clairement intéressé par de nouvelles acquisitions", déclarait-il alors.

Pfizer devra tout de même franchir une colline d'obstacles, parmi lesquels le prix du rachat de son concurrent. Il pourrait avoisiner les 110 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. La capitalisation boursière d'Allergan s'élève à 112,5 milliards de dollars. Cela signifie que si un accord était signé, il s'agirait de la plus grosse acquisition annoncée dans l'année, alors que le rythme des fusions et acquisitions a déjà été frénétique en 2014, soulignent nos confrères.

Cap sur l'Irlande

Pour le géant américain, ce rachat lui permettrait d'étoffer son portefeuille de brevets et notamment d'y ajouter le célèbre - et très vendu - Botox, utilisé dans le monde entier pour traiter l'hyperactivité musculaire et surtout les rides du visage. Selon le journal, Pfizer pourrait également par ce rachat s'implanter en Irlande, où est situé le siège d'Allergan... et où la fiscalité est plus avantageuse.

En juillet, Reuters affirmait qu'Allergan envisageait de se scinder en deux, quelques mois seulement après l'annonce de sa fusion avec le groupe pharmaceutique américain Actavis. Allergan voulait conserver ses médicaments sous marque et céder une partie voire le totalité de ses génériques.

Astrid Gouzik

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