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L'Usine Santé

"Pfizer est clairement intéressé par de nouvelles acquisitions", déclare son président en France

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Entretien Michel Ginestet, président France du laboratoire américain Pfizer, s’est confié à L’Usine Nouvelle sur les projets et ambitions du numéro deux mondial de la pharmacie, qui ne s'interdit pas de nouvelles prises de participation. 

Pfizer est clairement intéressé par de nouvelles acquisitions, déclare son président en France © Pfizer

L'Usine Nouvelle : Que reste-il de votre présence en France depuis que vous avez vendu votre dernière usine ?

Michel Ginestet : Bien que nous ayons cédé notre usine d’Amboise, dans le Centre-Val-de-Loire, il y a deux ans, nous faisons toujours travailler 1 400 personnes en France via des sous-traitants, et 10% du volume des médicaments Pfizer vendus dans le monde sont fabriqués dans l’Hexagone ! Nous avons noué un partenariat privilégié avec le façonnier français Fareva, qui a repris trois de nos principaux sites, à travers des contrats à long terme. A Amboise par exemple, Fareva s’est engagé à maintenir tous les emplois durant cinq ans tandis que nous lui avons confié la production de certains traitements jusqu’à dix ans.

Que faites-vous côté recherche ?

Nous appliquons la même approche. Depuis la décision prise il y a cinq ans par notre groupe d’ouvrir notre recherche sur l’extérieur, nous avons noué un accord mondial de co-développement avec l’américain Merck, mais aussi avec de nombreux partenaires sur le sol français. Avec de grands organismes de recherche publique comme l’Institut national du Cancer, des investissements dans le fonds public-privé Innobio ou le fonds d’Auriga Partners… Sans oublier la biotech parisienne Cellectis : Pfizer est entré dans son capital l’an dernier et nous avons un accord de co-développement sur certaines cibles dans le cancer. Ses projets sont encore en phase 1 de développement, mais il s’agit vraiment de recherches à la pointe !

De quoi pousser Pfizer à vouloir racheter Cellectis ?

Nous ne commentons pas les rumeurs ou spéculations.

Et la tentative d’OPA sur votre concurrent AstraZeneca, est-ce du passé ?

L’épisode AstraZeneca de l’an dernier est clairement derrière nous. Nous avons fait une offre, puis une contre-proposition que ce laboratoire a refusées. Le délai interdisant de relancer les discussions a été largement dépassé depuis. Mais est-ce que Pfizer peut revenir ? Je ne suis pas en mesure de vous répondre, ce n’est pas en France que cela se décide.

Pfizer est donc toujours intéressé par de nouvelles acquisitions ?

Clairement oui. Nous sommes toujours actifs dans le développement de nos activités. En témoignent, en moins d’un an, notre participation dans Cellectis, le rachat des vaccins de Baxter, le projet d’acquisition du fabricant de traitements injectables Hospira qui va nous permettre de nous lancer encore plus vite dans les biosimilaires. A la différence d’autres groupes, nous avons vocation à être très large.

Au-delà du médicament, de nombreux laboratoires pharmaceutiques s’intéressent au développement de services. Est-ce votre cas ?

Nous sommes autorisés à communiquer sur les pathologies, mais pas sur nos médicaments remboursés. Dans les aires thérapeutiques que nous couvrons, nous cherchons à intégrer les associations de patients afin de les aider à assurer l’éducation thérapeutique des malades. Nous travaillons également sur l’observance et le bon usage de nos traitements en proposant des services comme Pact Onco, un parcours de soin virtuel et interactif conçu pour aider le patient à mieux comprendre son cancer et se préparer.

Propos recueillis par Gaëlle Fleitour

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