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Quotidien des Usines

Pfizer cède sa dernière usine hexagonale d'Amboise

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Leader mondial de l’industrie pharmaceutique, le groupe américain Pfizer vient d’annoncer la cession de sa dernière usine française. Le site de Pocé-sur-Cisse près d'Amboise (Indre-et-Loire), qui produit notamment le Viagra, va être cédé au façonnier Fareva.

Pfizer cède sa dernière usine hexagonale d'Amboise © D.R.

C’était la dernière usine de Pfizer en France. A Pocé-sur-Cisse près d'Amboise (Indre-et-Loire), le site qui fabriquait les médicaments du groupe pharmaceutique américain s’apprête à changer de mains. Il va être cédé à Fareva. Le grand façonnier français avait déjà racheté en 2006, à Pfizer, les sites d’Angers et Val-de-Reuil, qui "continuent aujourd'hui à produire les médicaments initialement fabriqués, avec des effectifs en progression", affirme une porte-parole de Pfizer.

Le maintien de tous les emplois durant cinq ans

Fort de cette "confiance mutuelle", le groupe pharmaceutique a donc décidé de confier à Fareva le sort des 500 employés qui travaillent à Amboise. Le façonnier s’est engagé à ne pas licencier pour motif économique, et à maintenir l’emploi des salariés actuels durant cinq ans. Il poursuivra la fabrication des médicaments Pfizer actuellement produits à Amboise "pour une durée allant jusqu’à 10 ans".

Pourquoi une décision aussi radicale de la part de Pfizer ? Ce dernier est confronté à la perte des brevets de plusieurs de ses médicaments phares, comme le Viagra, qu’Amboise fabriquait pour le monde entier. Le 22 juin, le brevet de la célèbre pilule bleue contre les troubles de l’érection a expiré dans quasiment tous les pays d’Europe, permettant aux fabricants de génériques d’inonder le marché de copies à bas prix. Pour limiter les pertes de volume à Amboise (pour lequel le Viagra représentait 13% en valeur et 17% en volume), Pfizer avait décidé de fabriquer son propre générique sur le site.

Un désengagement industriel mondial

Mais cela n’a pas suffi. Les capacités du site, qui produisait aussi l’hypertenseur Amlor et des produits de santé animale (une division qui a désormais pris son indépendance, en se cotant en bourse sous le nom de Zoetis) étaient désormais utilisées à moins de 60%. "Pfizer a recherché un partenaire pour le site, capable d’y apporter des volumes supplémentaires provenant d’autres clients", explique le groupe américain. Ce qui correspond à sa nouvelle stratégie industrielle à l’échelle mondiale : "équilibrer le nombre d’usines appartenant au groupe et à un réseau externe, afin d’avoir plus de souplesse, explique la porte-parole de Pfizer. Aujourd'hui 30% de la production est donc sous-traitée à des façonniers." Objectif : "assurer l’approvisionnement de produits de haute qualité, à des coûts concurrentiels, tout en préservant l’emploi local". Une décision difficile à entendre pour les 1 700 salariés de Pfizer en France, qui ne seront plus que 1 200 après le transfert d’Amboise au second trimestre 2014.

Gaëlle Fleitour

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