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Peut-on encore sauver Blackberry ?

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A l'heure des bonnes résolutions, le Canadien RIM n'a plus le choix. Acculé par Apple et son couple infernal iPad-iPhone, qui l'attaque sur le créneau entreprise, son marché de prédilection, le fabricant du BlackBerry doit se remettre en question pour ne pas définitivement perdre pied. A défaut d'avoir trouvé une nouvelle stratégie, l'entreprise remet pour l'heure en cause ses dirigeants.

Peut-on encore sauver Blackberry ? © D.R. - RIM

Pour Research in Motion (RIM), 2012 sera l'année de tous les dangers. Voilà plusieurs mois que le marché, les analystes, les actionnaires réclament du changement chez le Canadien. En cause, des résultats toujours plus mauvais (chiffre d'affaires du troisième trimestre 2011 en chute de 6% à 5,169 milliards de dollars), une incapacité à enrayer le rétrécissement des parts de marché des Blackberry (de 33% à 16% entre 2010 et 2011 aux USA selon Comscore) et l'échec de la toute récente tablette Playbook (0,7% de part de marché 2011 selon IDC).

Quoi qu'il arrive, à l'instar de l'autre ancienne gloire du mobile, Nokia, RIM doit prendre des décisions pour éviter la chute. Trop tard ? "Non, mais ils n'ont plus de marge, estime Carolina Milanesi, vice-présidente de recherche pour le cabinet d'analyse Gartner group. Ce n'est pas une question de bilan comptable ou de nombre d'emplois supprimés. Il leur faut identifier ce qui aura du succès en 2012. Ils sont encore de bons en service. Et ils disposent de vraies pépites avec l'OS QNX et l'interface utilisateur de leurs tablettes Playbook. Malheureusement, ils ne les utilisent pas à bon escient."

Le Canadien est ainsi contraint de brader au moins temporairement ses Playbook à 299$ aux USA (après l'Inde et le Canada). Lancé en février 2011, le produit peine à trouver sa place sur un marché extrêmement concurrentiel où même Samsung se heurte à un iPad ultra-dominant.

Pour autant, pas question pour lui d'abandonner ses tablettes, comme le précise Carolina Milanesi : "Les entreprises commencent à s'équiper de tablettes, et choisissent la seule valable sur le marché : l'iPad. Or de l'iPad à l'iPhone, il n'y a qu'un pas qu'elles franchissent facilement." Conclusion ? Parce qu'il n'a pas de tablette valable couplée avec son BlackBerry, RIM perd des parts de marché en entreprise sur ses smartphones ! Un comble.

Une présidente spécialiste es finances ?

Et pourtant. Pour l'instant, RIM se contente de tenter une réorganisation de son top niveau.  Le cumul des fonctions de Jim Balsillie et du fondateur, Mike Lazaridis, à la fois co-directeurs exécutifs et présidents du conseil d'administration de l'entreprise, déplait en effet fortement aux observateurs.

Sous la pression de ses actionnaires, RIM a donc monté en juillet dernier un groupe de travail pour étudier la structure de son conseil d'administration. Celui-ci devrait rendre son verdict entre fin janvier et fin février.

Du coup, les rumeurs vont bon train. Au point que le nom d'une nouvelle présidente circule déjà : Barbara Stymiest, membre du conseil d'administration depuis 2007. Son profil sans ambigüité devrait plaire au marché : elle a occupé les postes de directrice opérationnelle du Toronto Stock Exchange et de vice-présidente et directrice financière de la Royal Bank of Canada.

Or, non seulement, changer le management n'est peut-être pas la meilleure ni la plus rapide des solutions, mais choisir une spécialiste de la finance apparait très étonnant. "C'est un marché complexe qui a beaucoup changé, du côté grand public, comme du côté entreprise. Il est essentiel pour RIM de se doter de dirigeant qui connaissent le secteur, insiste Carolina Milanesi. Il faut se souvenir de Nokia avant le recrutement de Stephen Elop à l'automne 2010, par exemple. Aujourd'hui, même si rien n'est encore sûr pour le Finlandais, il tient au moins ses promesses."

Pour l'analyste, il est aussi important pour le Canadien de ne pas se débarrasser de son fondateur. Il "est" RIM !  Il doit pouvoir expliquer comment l'entreprise a fonctionné jusque là. Il reste encore très fier d'avoir fondé RIM. Et malgré sa taille, cette société réagit justement toujours avec la fierté d'une start-up, par rapport à ses innovations par exemple."

Un rachat peu probable

Inévitables, d'autres rumeurs circulent. Celle d'un rachat du désormais très vulnérable canadien. Premier prétendant évoqué, Microsoft. Mais l'Américain a déjà son partenariat avec Nokia et n'a pas besoin d'un OS de plus.

Ce serait en revanche le cas d'Amazon, autre acheteur cité dans certains articles. Il dépend en effet pour l'instant pour ses tablettes de l'Android de son concurrent Google. Mais là-encore, racheter RIM serait sans doute cher payer pour un simple OS. L'option d'une acquisition semble ainsi pour l'instant improbable, faute de prétendant crédible. L'avenir de RIM est entre ses propres mains.

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