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Quotidien des Usines

Petroplus Petit-Couronne : Montebourg s'engage derrière l'offre égyptienne

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

S'exprimant sur Public Sénat, le ministre du Redressement productif a jugé "de bonne qualité" l'offre déposée par le groupe égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat (AI) pour la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.

Petroplus Petit-Couronne : Montebourg s'engage derrière l'offre égyptienne © zigazou76 - Flickr - c.c.

"Nous avons eu la chance d'accueillir une offre un peu surprise mais qui pour nous est de bonne qualité, d'un groupe égyptien qui a pignon sur rue, disposant de liquidités et de pétrole", a déclaré le ministre sur la chaîne Public Sénat. "Ce sont les opérateurs du barrage d'Hassouan, ils disposent d'actifs gaziers et pétroliers en Egypte, et ils sont les distributeurs de PSA en Egypte. Nous les connaissons", a-t-il assuré.

"Ce n'est ni aux admistrateurs judiciaires, ni à l'opposition, ni à la direction de l'usine, ni aux syndicats" de juger de la recevabilité de cette offre, "mais au tribunal seul", a-t-il martelé sur Public Sénat. "Notre travail, c’est de nous engager à faire tenir debout cette offre et de la rendre possible", a-t-il confié.

"Le gouvernement a décidé de s'engager derrière une offre (celle d'Arabiyya Lel Istithmaraat, ndlr) - mais il y en a une deuxième intéressante - de manière à obtenir la reprise de cette raffinerie, parce que (...) nous considérons qu'il est nécessaire que nous ayons un outil de raffinage sur le sol français, plutôt qu'importer du pétrole raffiné et transformé à l'étranger", a expliqué le ministre.

"C'est notre stratégie industrielle. Nous avons des besoins, donc nous devons défendre nous-mêmes ces capacités-là", confirmant par la même l'engagement du gouvernement si un des repreneurs potentiels sollicitait une participation minoritaire de l'Etat.

Le 5 février, suite au dépôt des offres de reprise de la raffinerie de Petit-Couronne auprès du tribunal de commerce de Rouen, Arnaud Montebourg avait déjà jugé "sérieuses et financées" l'offre du groupe égyptien ainsi que celle de l'investisseur suisse Terrae.

"Nous allons exiger l'aménagement de la procédure"

Du côté de l'intersyndicale de Petit-Couronne, l'optimisme est également de mise. "Pour nous, il y a trois dossiers industriels et intéressants", a confié à L'Usine Nouvelle Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie de Petit-Couronne, évoquant les offres d'Arabiyya Lel Istithmaraat, NetOil et Murzuk.

"Nous devons aller vite, c'est une course contre la mort jusqu'au 16 avril (date butoir pour la fermeture du site)", a-t-il consenti. "Je vais demander au gouvernement d'aménager la procédure : si les preuves de liquidités, l'approvisionnement en pétrole et le plan industriel sont définis, je demanderai à accélerer la procédure au tribunal même s'il manque quelques éléments", nous a-t-il expliqué.

Le but implicite ? "Eviter que n'importe qui ne dépose un dossier de reprise n'importe quand au tribunal et ne vienne entraver l'examen des dossiers viables", explique le représentant syndical CGT.

Et de révéler : "Nous allons rencontrer le président d'Arabiyya en France très prochainement. Il souhaite également rencontrer les ministres concernés par le dossier".

Elodie Vallerey

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