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Petroplus Petit-Couronne : les quatre candidats de la dernière chance

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Publié le , mis à jour le 02/04/2013 À 12H47

Quatre candidats sont en lice pour la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Haute-Normandie) parmi lesquels deux sociétés qui ne se sont manifestées qu'au dernier moment. La décision du tribunal de commerce de Rouen qui doit décider s'il retient ou non un ou plusieurs d'entre eux sera communiquée aux membres du comité d’entreprise qui doit se réunir en début d’après midi.

Petroplus Petit-Couronne : les quatre candidats de la dernière chance © zigazou76 - Flickr - C.C

Compte à rebours pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. C'est au plus tard à midi ce mardi 2 avril que le juge commissaire et les administrateurs judiciaires indiqueront si l'un ou plusieurs des candidats à la reprise peuvent constituer une offre permettant de saisir le tribunal d'une demande d'audience et d'éviter ainsi la liquidation prévue pour le 16 avril. La décision du tribunal de commerce de Rouen sera communiquée aux membres du comité d’entreprise qui doit se réunir en début d’après midi, explique France 3 Haute-Normandie.

Parmi les candidats à la reprise, deux groupes qui ne s'étaient pas manifestés auparavant ont déposé un dossier au dernier moment, un énième rebondissement dans la saga tourmentée de cette usine de 470 salariés.

La date-limite de dépôt des dossiers avait été fixée au vendredi 29 mars. Deux des dossiers déposés vendredi émanent de groupes qui avaient déjà présenté des offres : le panaméen NetOil et la société pétrolière libyenne Murzuq Oil. Cette dernière n'est en revanche plus associée au groupe suisse Terrae international, avec lequel elle avait pourtant bâti une offre conjointe début mars.

Deux nouveaux candidats

S'y ajoutent deux nouveaux candidats : la société Oceanmed Seasky System Limited, basée à Hong Kong et GTSA, une firme luxembourgeoise, selon la direction de Petroplus Petit-Couronne, qui n'a pas donné davantage de précisions sur ces groupes.

"Ces quatre dossiers devaient examinés attentivement pendant le week-end", avait indiqué la direction du site dans un communiqué. Au total, plusieurs dizaines de candidats se sont déclarés pour reprendre le site depuis son dépôt de bilan il y a plus d'un an, le 24 janvier 2012. Mais jusqu'à présent aucun n'a été en mesure de constituer un dossier complet. Le tribunal a pourtant repoussé à huit reprises la date limite de dépôt de leurs offres. Placée depuis en liquidation judiciaire, la raffinerie a obtenu un sursis jusqu'au 16 avril.

Aucun des majors du secteur tels ExxonMobil, Total, BP ou Shell ne s'est intéressé à la raffinerie de Petit-Couronne, ancienne et de taille moyenne, avec sa capacité de distillation de 150 000 barils par jour. Ils estiment en particulier qu'investir dans l'achat d'une raffinerie en Europe n'a guère de sens tant les marges sont faibles et la concurrence des produits importés forte.

La recherche d'un repreneur s'effectue alors que des négociations sont engagées entre direction et syndicats pour élaborer un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). "Nous travaillons sur un projet de reprise, et dans le même temps on nous parle d’un plan de licenciements : vous imaginez l’ambiance…",  a indiqué ce mardi le représentant de l'intersyndicale Yvon Scornet à quelques heures du verdict.

Julien Bonnet

 

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