Pétrole : BP prend pied au Brésil

La compagnie britannique a acquis auprès de l’américain Devon Energy le droit d’explorer plusieurs champs de pétrole au large des côtes brésiliennes, à plusieurs milliers de kilomètres de profondeur.

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Pétrole : BP prend pied au Brésil

Les énormes réserves pétrolières sous une épaisse croûte de sel, au large des côtes brésiliennes, allèchent les géants mondiaux de l’or noir. Ne sont-elles pas estimées à 50 milliards de barils de brut, selon le gouvernement du président Lula ?
Le britannique BP fait incursion dans cet « eldorado maritime », grâce à un accord signé avec l’américain Devon Energy. Souhaitant se replier sur les Etats-Unis, celui-ci a vendu au Britannique des actifs, de l’ordre de sept milliards de dollars, qui donneront notamment droit à BP d’exploiter dix « blocs » de pétrole au Brésil, dont sept situés dans la Baie de Campos (Etat de Rio de Janeiro). Ce que les Brésiliens appellent «blocos» (blocs) sont des aires en pleine mer cédées sous forme de concessions à diverses compagnies pétrolières - Petrobras s’étant octroyé la part du lion, - pour la prospection et l’exploitation de ces énormes gisements à plusieurs milliers de kilomètres de profondeur. Exxon Mobil, Repsol et Galp (un pétrolier portugais) ont auparavant tenté leur chance dans cette région.

Devon a par ailleurs cédé à BP des activités dans le Golfe du Mexique, une zone très prometteuse où le britannique est déjà le plus important producteur, et dans l’Azerbaïdjan.

Pour en revenir au Brésil, l’un des dirigeants de BP s’est réjoui des perspectives qu’offre l’extraction de pétrole dans une baie (Campos) « aussi prometteuse ». Mais les colossales réserves, découvertes en 2007, qui s’y trouvent ont de quoi donner bien du fil à retordre aux compagnies qui ont obtenu, à prix d’or, le droit d’y opérer. Extraire du pétrole à 7.000 mètres au-dessous du niveau de la mer exige des efforts, des investissements considérables. Le Wall Street Journal, dans un récent article fort critique, a jeté de l’huile sur le feu en évoquant des «changements brusques de pression à de telles profondeurs». Et puis, selon le quotidien financier, «il est impossible de connaître la quantité de pétrole enfoui jusqu’à ce qu’il se mettre à jaillir». Des inquiétudes qui font échos à certains doutes émis par des spécialistes du secteur, selon lesquels le gouvernement Lula, excellant dans l’art du marketing, aurait peut-être exagéré l’importance des richesses pétrolières brésiliennes. Il s’agirait pour l’Etat fédéral d’accroître les revenus provenant des investissements faits par les géants du secteur au Brésil.

Y. Le H.

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