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[Pétrole] Alors que Total fore toujours plus en Angola, l’Arabie Saoudite va réduire sa production

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Face à la dégringolade du prix du brut de pétrole, l’Arabie Saoudite a décidé de réduire sa production. Les pays membres de l’Opep pourraient faire de même. Au même moment, Total annonce pourtant forer de nouveaux puits en Angola.

[Pétrole] Alors que Total fore toujours plus en Angola, l’Arabie Saoudite va réduire sa production
Face à la dégringolade du prix du brut de pétrole, l’Arabie Saoudite a décidé de réduire sa production.
© Total

Les annonces dans le pétrole se suivent mais ne ressemblent pas. Samedi 10 novembre, le groupe Total a fait savoir qu'il prévoyait de forer dans treize nouveaux puits du bloc 17 de l'offshore angolais, afin de maintenir sa production de pétrole à 400 000 barils par jour dans ce pays jusqu'en 2023. Ces puits permettront de relier des champs annexes à des plates-formes existantes, explique le groupe pétrolier français. La production est attendue en 2020 pour le projet baptisé Clov 2 et en 2021 pour Dalia 3, précise-t-il dans un communiqué.

0,5 million de barils par jour en moins pour l'Arabie Saoudite

Pourtant après avoir progressé début octobre 2018 à leur plus haut niveau en quatre ans, les cours du pétrole ont perdu un cinquième de leur valeur en un mois. Une chute liée aux craintes d'une demande en berne et à une hausse de la production. C’est pourquoi l’Arabie Saoudite a pris les devants. Craignant une surabondance de l'offre, le ministre de l’Energie du premier exportateur mondial de pétrole a annoncé le 10 novembre une baisse de production de 0,5 million de barils par jour en décembre.

Le lendemain, lors d’une réunion à Abou Dhabi de pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et non membres du cartel, les grands producteurs de pétrole ont reconnu que l'offre mondiale de brut surpasserait l’an prochain la demande, appelant à l'adoption de "nouvelles stratégies" basées sur des ajustements de la production.

Les Etats membres de l'Opep et les pays exportateurs associés à l'organisation sont majoritairement favorables à une réduction de l'offre mondiale de brut, a expliqué le ministre omanais du Pétrole. "Beaucoup d’entre nous partagent ce point de vue", a déclaré Mohammed ben Hamad al Roumhi, qui a toutefois refusé d'avancer des chiffres: "nous avons besoin d'un consensus". La Russie s'est ainsi engagée à s'aligner sur tout nouvel accord permettant de limiter la production.

 

avec Reuters

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