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Petrobras sous le coup d'une enquête de l'autorité boursière brésilienne

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Publié le , mis à jour le 31/12/2014 À 11H22

La CVM, l'autorité de régulation de la Bourse brésilienne, a annoncé mardi 30 décembre avoir ouvert une nouvelle enquête pour déterminer si des responsables ou administrateurs de Petrobras avaient manqué à leur devoir de protéger la compagnie pétrolière nationale des retombées d'un énorme scandale de corruption.

Petrobras sous le coup d'une enquête de l'autorité boursière brésilienne © canal Petrobras

Dans son communiqué, la commission des valeurs mobilières ne cite pas de nom mais dit enquêter sur "des irrégularités liées à de possibles manquements des administrateurs" de Petroleo Brasileiro, nom officiel de Petrobras.

La présidente brésilienne Dilma Roussef, qui doit entamer le 1er janvier un nouveau mandat de quatre ans, a présidé le conseil d'administration de Petrobras de 2003 à 2010, période au cours de laquelle se sont déroulées les pratiques présumées de corruption. Au même moment, elle avait occupé les fonctions de ministre de l'Energie puis de secrétaire générale de la présidence sous Luiz Inacio Lula da Silva, à qui elle a ensuite succédé.

La présidente brésilienne a nié toute implication dans le scandale Petrobras et a promis de faire toute la lumière sur l'affaire.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de la présidence et de Petrobras.

La compagnie pétrolière est soupçonnée d'avoir conspiré avec certains de ses sous-traitants pour gonfler artificiellement le montant de contrats. Une partie des surfacturations était reversée à des responsables du groupe et de partis politiques sous la forme de pots-de-vin ou de contributions à des campagnes électorales.

Depuis la fin 2013, la CVM a lancé en tout sept enquêtes sur Petrobras et ses sous-traitants, selon le communiqué.

La compagnie pétrolière, dont l'Etat détient la majorité des droits de vote, a annoncé lundi avoir suspendu ses relations avec 23 firmes de construction et d'ingénierie citées comme elle dans l'enquête pénale ouverte en parallèle.

Avec Reuters

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1 commentaire

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31/12/2014 - 19h14 -

Et en France, qu'en est-il des mines de sable Africaines, achetées avec l'argent des Français, 3 milliards par Areva ? N'y à t-il pas là aussi matière à scandale ? Mais qui en parle à part FR3 ? C'est surement pas en cachant cette info aux Français qu'on va rendre les entreprises publiques plus responsables et plus performantes !
De plus en mettant la lumière sur cette affaire ça permettrait sans doute à d'autres entreprises de se méfier un peu plus parfois des affaires qui sentent le moisi .
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