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Petit rebond en vue à Wall Street, la prudence domine en Europe

Publié le

par Marc Angrand

Petit rebond en vue à Wall Street, la prudence domine en Europe
Wall Street devrait tenter un rebond mardi à l'ouverture après la forte baisse de la veille, tandis que les marchés boursiers européens évoluent sur une note prudente. À Paris, le CAC 40, qui a cédé jusqu'à 0,8% en début de séance, perd 0,13% vers 12h30 GMT et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,46%. Le Dax allemand se distingue avec une progression de 0,37%, grâce entre autres au soutien des valeurs automobiles. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach
© Kai Pfaffenbach

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En partenariat avec Industrie Explorer

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait tenter un rebond mardi à l'ouverture après la forte baisse de la veille, qui a renvoyé le Standard & Poor's 500 américain au plus bas depuis octobre 2017, tandis que les marchés boursiers européens évoluent sur une note prudente.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,3% à 0,6%.

À Paris, le CAC 40, qui a cédé jusqu'à 0,8% en début de séance, perd 0,13% à 4.793,45 points vers 12h30 GMT et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,46%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,22%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,09% et le Stoxx 600 de 0,17%.

Le Dax allemand se distingue avec une progression de 0,37%, grâce entre autres au soutien des valeurs automobiles.

Lundi à Wall Street, le Dow Jones, le S&P-500 et le Nasdaq Composite ont perdu plus de 2%, portant leur repli depuis le début de l'année à plus de 4,5% pour les deux premiers et plus de 2% pour le dernier.

En Europe, les grands indices s'acheminent vers des replis annuels de l'ordre de 10% à 12%, et de plus de 16% pour le Dax, leurs pires performances depuis dix ans.

S'ils se stabilisent à mi-séance, ni le contexte macroéconomique ni l'agenda de la semaine n'incitent à la prise de risque: l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, en baisse pour le quatrième mois consécutif, est au plus bas depuis deux ans et surtout, les investisseurs attendent mercredi les décisions de la Réserve fédérale américaine et la conférence de presse de son président, Jerome Powell, pour en savoir plus sur l'évolution possible des taux d'intérêt en 2019.

Selon la dernière enquête Bank of America Merrill Lynch auprès des gérants, le pessimisme des investisseurs sur la croissance à un horizon de 12 mois est au plus haut depuis dix ans.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

La séance américaine pourrait être animée entre autres par les résultats trimestriels supérieurs aux attentes publiés lundi soir par Oracle, qui prend plus de 6% dans les échanges en avant-Bourse.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, le secteur automobile est en vedette, son indice Stoxx gagnant 1,01%, huit jours après être tombé à son plus bas niveau depuis juillet 2016.

"Il y a une petite tentative de rebond technique dans un marché sans tendance ni actualités particulières. C'est un micro-phénomène de micro-rebond", a commenté un trader en poste à Paris.

L'équipementier français Faurecia gagne 3,82%, l'allemand Continental 2,12%, PSA 1,52% et Daimler 0,89%.

Parmi les meilleures performances du Stoxx 600, Getlink, l'opérateur du tunnel sous la Manche, prend 4,48% après l'entrée d'Eiffage (+0,19%) à son capital.

A la baisse, le secteur du pétrole et du gaz recule de 1,46%, au plus bas depuis avril, avec le recul continu des cours du baril. Total perd 0,83% et Aker BP 4,64%.

Royal Dutch Shell cède 1,59% après des informations de presse évoquant un possible rachat d'Endeavor Energy Resources pour environ huit milliards de dollars.

TAUX

Le marché obligataire européen, en nette hausse en début de séance avec le mouvement d'aversion au risque provoqué par le recul de Wall Street lundi, abandonne une partie de ses gains: le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, remonte à 0,24% après être tombé à 0,229%, non loin du plus bas de près de sept mois touché la semaine dernière à 0,224%.

Les contrats à terme sur le marché monétaire montrent que les investisseurs estiment désormais à moins de 50% la probabilité d'une hausse de taux de la Banque centrale européenne (BCE) l'an prochain.

Parallèlement, le taux d'inflation "à cinq ans dans cinq ans", baromètre des anticipations d'évolution des prix dans la zone euro, est au plus bas depuis près de 15 mois, sous 1,62%.

Côté américain, à la veille des décisions de la Fed, le rendement des Treasuries à dix ans est à la baisse sous 2,832% et le deux ans s'affiche à 2,67%.

Le président Donald Trump a de nouveau critiqué la Fed sur Twitter mardi, en l'appelant à ne pas commettre "une nouvelle erreur".

CHANGES

Sur le marché des devises, le dollar est orienté à la baisse, une partie des cambistes s'attendant à ce que la Fed alimente mercredi les anticipations d'un ralentissement de la remontée des taux d'intérêt en 2019.

L'"indice dollar", qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence, cède 0,29%, au plus bas depuis huit jours.

L'euro en profite pour remonter tout près de 1,14 dollar.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont dans le rouge pour la troisième séance consécutive et leur repli s'amplifie de jour en jour, victimes de la conjonction entre hausse des stocks, augmentation des productions américaine et russe, signes de ralentissement de la demande et poursuite du repli des marchés actions.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 2,91% à 48,43 dollars et le Brent abandonne 2,53% à 58,10 dollars.

En baisse de plus de 30% depuis début octobre, le premier est tombé en début de journée à son plus bas niveau depuis septembre 2017, le deuxième au plus bas depuis octobre 2017.

MÉTAUX

Comme le pétrole, les cours des principaux métaux de base sont en net repli, de 0,86% pour le cuivre, au plus bas depuis cinq semaines, et de 0,91% pour le nickel.

L'or, au contraire, s'apprécie et a inscrit un plus haut d'une semaine à 1.249,75 dollars grâce à la baisse du dollar et à l'aversion au risque.

(Édité par Blandine Hénault)

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