PETIT À PETIT, PSA VIDE SON USINE D'AULNAY

Le site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) pourrait-il fermer de manière anticipée ? C'est en tout cas ce que redoute la CGT. La réunion extraordinaire du comité d'entreprise (CE) du 22 septembre n'a pas rassuré le syndicat. Le site PSA, qui emploie 3 600 salariés, devrait en perdre 415 d'ici à la fin de l'année : 300 intérimaires, dont la mission ne serait pas reconduite, auxquels s'ajouteraient 115 CDI sommés d'adhérer au plan de mobilité et donc de devoir choisir une nouvelle affectation. Pour justifier ses craintes, la CGT cite l'exemple de l'usine de pièces détachées de Melun (Seine-et -Marne) où 180 salariés sont invités à aller travailler ailleurs. Sauf... à Aulnay.

Selon le syndicat la direction veut les faire partir plus vite et fermer l'usine. Cette dernière est l'une des rares à être monoproduit, n'assemblant que la C3. Du coup, la CGT craint un transfert des compétences vers le site de Poissy (Yvelines), qui assemble lui aussi la C3, en plus de la DS3 et de la 207. La CGT, qui a obtenu 35 % des voix aux dernières élections, avait révélé au mois de juin une note de travail confidentielle prévoyant la fermeture du site. Intention mollement démentie par la direction. « C'est comme s'ils voulaient vider l'usine par anticipation », dénonce Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Une cellule de mobilité, présente à Aulnay dans le cadre du plan de gestion et de prévisions des emplois et des compétences, tenterait selon le syndicat de pousser les employés vers la sortie en les retirant de leurs postes et en les affectant à des « pools de démantèlement ». Affectés à des postes de moindre importance, ils sont par exemple chargés de repeindre l'usine.

De son côté, la direction, qui a lancé un vaste chantier de réduction de coûts avec une cinquantaine de groupes de travail, conteste ces chiffres. Denis Martin, directeur industriel de PSA affirme que les intérimaires relèvent d'un sureffectif résultant de l'arrêt de l'équipe de nuit en octobre de l'année dernière. Quant aux 115 CDI, ils seraient sur des postes dits « sensibles ». Des métiers qui ne trouvent plus leur place dans le fonctionnement du site et qui seraient voués à disparaitre.

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PETIT À PETIT, PSA VIDE SON USINE D'AULNAY
L'assemblage de la C3 ne connaît pas de baisse de cadence, pour l'instant.
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