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L'Usine Santé

Pesticides, glyphosate.... que trouve-t-on dans les couches pour bébés ?

Astrid Gouzik

Publié le

60 millions de consommateurs a fait analyser 12 références de changes jetables pour bébés. Le test a révélé des traces de résidus toxiques dans la plupart des échantillons. Les fabricants de couches,eux, se défendent. 

Pesticides, glyphosate.... que trouve-t-on dans les couches pour bébés ? © Pixabay - c.c.

Après les produits cosmétiques, les produits d’entretien de la maison, les protections périodiques féminines, les couches pour bébés sont à leur tour dans le viseur de 60 millions de consommateurs. Pesticides, traces de composés organiques volatils ou dioxines, la liste des résidus toxiques retrouvés dans l’échantillon analysé par 60 millions de consommateurs est longue… Presque autant que la liste des marques visées. Pampers, réputée pour être l’une des meilleures marques de couches, se retrouve en bas de classement, particulièrement avec sa marque Baby Dry. L’association de consommateurs y a relevé la présence de pesticides et de dioxines. Des traces de glyphosate, le principe actif controversé présent dans le Roundup de Monsanto, ont même été détectées dans des couches biologiques de la marque Carrefour. Parmi les bons élèves, les couches Mots d’enfants, la marque distributeur de Leclerc, obtient la meilleure note. Elles partagent le podium avec la marque bio Love & Green.

Opacité autour de la composition des couches

Le principal reproche formulé par 60 millions de consommateurs reste l’opacité autour de la composition des couches. Comme cela avait déjà été le cas pour les tampons et les serviettes hygiéniques, nos confrères ont tenté d’obtenir la composition des 12 références examinées. Seuls Pampers, Love & Green et Pommette ont accédé à leur demande, expliquant qu’un change jetable était composé essentiellement de cellulose, une fibre issue du bois, et de différentes matières plastiques. Ainsi en application du principe de précaution, le magazine réclame un renforcement de la réglementation et des contrôles plus stricts : "l’étiquetage de la composition des couches devrait notamment être obligatoire". Même si les teneurs sont faibles, "cette présence n’est pas acceptable du fait de la sensibilité des nourrissons aux substances toxiques, notamment au niveau du siège", plaide l’association de consommateurs.

De leur côté, les fabricants insistent justement sur les faibles teneurs détectées. "L’important ce n’est pas tant telle ou telle substance citée, extraite expérimentalement, mais de savoir si dans les conditions normales d’utilisation il peut exister un risque lié à cette substance. Or ce qui est détecté dans des conditions expérimentales très lointaines des conditions d’utilisations réelles, ce sont des traces infinitésimales, pouvant être jusqu’à quelques millions de fois plus faibles qu’une dose tolérable", commente le Docteur François Hubert, toxicologue, cité dans un communiqué du groupement français des fabricants de produits à usage unique pour l'hygiène. "La bonne tolérance et la sécurité des produits sont assurées par des évaluations, des contrôles et des vérifications à tous les niveaux : depuis la sélection rigoureuse des matières premières et des fournisseurs, tout au long de la fabrication et jusqu’au produit final avant sa mise sur le marché", soulignent les fabricants de couches.
 

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