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L'Usine Agro

"Peste et Choléra", ou l’étonnant destin d’Alexandre Yersin

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Dans son dernier romain "Peste et Choléra", Patrick Deville raconte les tribulations du découvreur du vaccin contre la peste. Chronique.

Peste et Choléra, ou l’étonnant destin d’Alexandre Yersin © Roche

Il n’a jamais eu le prix Nobel, ayant découvert en Asie le bacille puis le vaccin contre la peste quelques années avant la création de la prestigieuse récompense. Alexandre Yersin aurait pourtant mérité la postérité. Membre du très sélectif clan des premiers élèves de Pasteur, ce chercheur suisse (décédé à 80 ans en 1943) ne s’est pas contenté d’être un microbiologiste surdoué. Son modèle s’appelait Livingstone. Tour à tour marin, explorateur, cartographe, inventeur sans brevet du premier coca-cola, Alexandre Yersin s’est aussi passionné pour l’élevage et l’horticulture. Fondant à Nha Trang, sur les côtes de l’Indochine, une étonnante communauté scientifique et agricole.

Car c’est dans ce village, devenu aujourd’hui une station balnéaire vietnamienne, qu’Alexandre Yersin a pu concrétiser ses mille et une passions autres que la recherche, sans toutefois jamais oublier ses frères "pasteuriens". Participant au financement de leurs découvertes grâce aux recettes des vaccins vétérinaires, du caoutchouc et de la quinine qu’il produisait dans son coin de paradis. Un destin hors normes modernisé et vulgarisé par Patrick Deville.

Après avoir minutieusement suivi les traces du médecin, le romancier nous fait naviguer des laboratoires de l’Institut Pasteur à l’Asie, survoler deux guerres mondiales, multipliant les flash-back.

Un voyage enrichi par de multiples détails, grâce aux lettres, conservées par l’Institut Pasteur, envoyées tout au long de sa vie par Alexandre Yersin aux deux uniques femmes de sa vie : sa mère et sa sœur. Mais pas question pour Patrick Deville d’idéaliser le héros de son roman. Cet autodidacte barbu aux yeux bleus est un individualiste entêté qui méprise les besogneux. Et ne suivra finalement qu’une direction : celle où le mèneront ses prochaines découvertes.

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