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"Peser mais pas diriger", Michel Sapin justifie la montée de l'Etat au capital de Renault

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Publié le , mis à jour le 16/04/2015 À 10H35

Alors que Renault réunit ce soir un conseil d'administration extraordinaire en réponse à la montée au capital de l'Etat, le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué que l'objectif était de peser davantage dans le constructeur français mais pas de le diriger.

Peser mais pas diriger, Michel Sapin justifie la montée de l'Etat au capital de Renault
L'Etat veut peser dans Renault mais ne souhaite pas diriger le constructeur automobile à la place de ses dirigeants, a déclaré jeudi le ministre français des Finances Michel Sapin. Principal actionnaire de Renault, l'Etat a annoncé son intention d'acquérir jusqu'à 4,73% supplémentaires du capital et d'augmenter sa participation jusqu'à 19,74%. /Photo d'archives/REUTERS/Yves Herman

L'Etat veut peser dans Renault mais ne souhaite pas diriger le constructeur automobile à la place de ses dirigeants, a déclaré ce jeudi 16 avril le ministre français des Finances Michel Sapin.

Selon une source proche de Renault, le groupe a convoqué ce jeudi soir un conseil d'administration extraordinaire en réponse à la montée au capital de l'Etat.

Ni Michel Sapin, ni Renault, ni le ministère de l'Economie n'ont confirmé la tenue de ce conseil.

Principal actionnaire de Renault, l'Etat a annoncé son intention d'acquérir jusqu'à 4,73% supplémentaires du capital et d'augmenter sa participation jusqu'à 19,74%.

Il souhaite ainsi s'assurer du rejet d'une résolution supprimant l'attribution de droits de vote double lors de l'assemblée générale du 30 avril.

Une source de Renault avait précisé que le conseil d'administration et son président Carlos Ghosn avaient soutenu cette résolution.

"Nous défendons les intérêts de l'Etat, c'est-à-dire les intérêts des Français", a dit Michel Sapin sur France Inter.

"Certaines entreprises, pour nous ou pour d'autres d'ailleurs, cherchent à supprimer cette capacité de peser dans Renault", a-t-il ajouté en référence à cette résolution.

"L'Etat est présent dans Renault, l'Etat pèsera dans Renault, non pas pour diriger Renault à la place des dirigeants mais pour peser sur le devenir", a poursuivi Michel Sapin. "L'Etat n'a absolument pas ni le pouvoir ni la volonté de prendre le pouvoir."

Avec Reuters (Jean-Baptiste Vey, édité par Dominique Rodriguez)

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