Perte semestrielle de Soitec à cause d'une chute de l'activité

PARIS (Reuters) - Soitec a confirmé mercredi avoir accusé une perte au premier semestre de son exercice 2013-2014 en raison d'une chute de son activité qui a conduit le fabricant de matériaux semi-conducteurs à accélérer son programme de réduction de coûts, ce qui pèse sur l'action tombée à un nouveau plus bas.

Partager

Le groupe avait déjà annoncé le mois dernier que son chiffre d'affaires avait reculé de 31,7% au deuxième trimestre (-30% à 91 millions sur le semestre), toujours affecté par les difficultés de sa division électronique.

Cette dernière est plombée par le déclin du marché du PC, qui est de plus en plus cannibalisé par les tablettes et les smartphones.

Le groupe isérois a ainsi accusé comme prévu une perte opérationnelle courante de 71,9 millions d'euros pour les six premiers mois de l'année, qui se traduit par une perte nette de 159,9 millions, après des charges de restructurations, la dépréciation de certains équipements et l'amortissement accéléré d'actifs.

Le flux de trésorerie d'exploitation est négatif, à hauteur de 85,1 millions d'euros, principalement en raison du financement d'équipements solaires destinés à un grand projet en Afrique du Sud.

En Bourse, la réaction est vive, le titre étant tombé en matinée à un nouveau plus bas historique à 1,45 euro.

A 11h10, il perd 3,29% à 1,47 euro dans des volumes représentant 1,44 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois, contre un repli de 0,16% au même instant pour l'indice SBF 120.

Depuis le début de l'année, la capitalisation boursière du groupe a fondu de près de 37% à 254 millions d'euros, contre un gain de 18% pour le SBF 120.

"La perte sur le semestre suffit à effacer la trésorerie du groupe", observe dans un mémo Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse, conseillant de rester à l'écart de la valeur.

"Sur cette période, la division solaire n'a réalisé un chiffre d'affaires que de 0,7 million d'euros (contre 4,2 millions d'euros un an plus tôt), laissant beaucoup d'incertitudes sur ce relais de croissance", ajoute-t-il.

Sur l'ensemble de l'exercice, le groupe estime que sa marge opérationnelle restera négative et que sa trésorerie disponible devrait être en mars 2014 globalement inchangée par rapport à septembre 2013 (117,0 millions avant impact de 85 millions du projet sud-africain).

Soitec dit toutefois "rester attentif aux opportunités pouvant lui permettre d'accroître ses liquidités, à travers la monétisation de ses actifs ou de lignes de crédit supplémentaires".

Jean-Michel Bélot, avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Matthieu Protard

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Nouveau

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS