Perquisition au ministère de la Justice

PARIS (Reuters) - Une perquisition était en cours jeudi au ministère de la Justice dans le cadre de l'enquête visant le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, pour des soupçons de prise illégale d'intérêts, a-t-on appris de source judiciaire.

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Perquisition au ministère de la Justice
Une perquisition était en cours jeudi au ministère de la Justice dans le cadre de l'enquête visant le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti (photo), pour des soupçons de prise illégale d'intérêts, a-t-on appris de source judiciaire. /Photo prise le 22 juin 2021/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le ministère de la Justice n'a pu être joint dans l'immédiat pour un commentaire.

Une information judiciaire pour prise illégale d'intérêts a été ouverte en janvier dernier contre le ministre de la Justice en raison de ses anciennes activités d'avocat, et la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR) a été saisie.

Cette enquête fait suite aux plaintes déposées par l'association Anticor et deux syndicats de magistrats, le Syndicat de la magistrature et l'Union syndicale des magistrats, ainsi qu'à un signalement de la part du syndicat Unité magistrats SNM FO.

Elle vise principalement la décision d'ouvrir une enquête administrative contre des magistrats du parquet national financier (PNF) ayant ordonné l'examen des "fadettes" d'Eric Dupond-Moretti, lorsqu'il était avocat, dans l'affaire dite des "écoutes" impliquant Nicolas Sarkozy.

Après la révélation de l'examen de ses fadettes, Eric Dupond-Moretti avait déposé plainte pour violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel.

Devenu garde des Sceaux en juillet 2020, l'avocat pénaliste a retiré cette plainte mais une enquête administrative a été ouverte par la suite contre les trois magistrats.

Celle-ci s'est conclue en mars dernier par la décision du Premier ministre Jean Castex de saisir le Conseil supérieur de la magistrature des cas d'Eliane Houlette, ancienne cheffe du Parquet national financier (PNF), et de Patrice Amar, l'actuel premier vice-procureur financier, pour des présomptions de faute disciplinaire ou de manquement à la déontologie.

Jean Castex a "considéré qu'aucun manquement déontologique n'avait été constaté dans le comportement professionnel" d'Ulrika-Lovisa Delaunay-Weiss, procureure financier adjointe, troisième magistrate visée par l'enquête administrative, et "décidé du classement de la procédure la concernant".

(Rédigé par Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)

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