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Quotidien des Usines

Pernod Ricard optimise l'embouteillage de son cognac

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Publié le

Quatre ans après le rachat de Martell à Seagram, le numéro 2 mondial des spiritueux achève la restructuration industrielle de son activité cognac.

Il suffit de suivre la rue Paul Ricard, inaugurée le 2 septembre, pour arriver sur le nouveau site d'embouteillage de Martell, à la sortie du petit village de Rouillac. Ce n'est en effet plus à Cognac que sont conditionnés les « Cordon Bleu », « XO » et autres élixirs de la filiale du numéro 2 mondial des vins et spiritueux, mais à Lignères (Charente) dans une usine flambant neuve, en plein coeur des vignes. Classé « Seveso » et en centre-ville, l'ancien outil aurait exigé des investissements trop importants pour la mise aux normes. Le groupe Pernod Ricard, propriétaire de Martell depuis son rachat il y a quatre ans à Seagram, a préféré débourser 11 millions d'euros pour la construction d'un bâtiment, capable d'absorber la production mondiale du groupe. Plus de 1,2 million de caisses de 9 litres griffées Martell, Renault ou encore Bisquit, sortiront ainsi chaque année des murs de Lignères.

Avec cette opération, Pernod Ricard fait d'une pierre, deux coups : le modèle de production, devenu obsolète, est plus compétitif. Si le coût industriel est loin d'être le plus important - les matières premières et les sept à huit ans de stocks d'alcool pèsent plus lourd - , il devenait néanmoins nécessaire pour le groupe d'améliorer la productivité. « Sur notre ancien site, nous avions trop de ruptures de flux du fait de sa conception sur plusieurs étages », reconnaît Lionel Breton, le patron de Martell. Or, ce sont quelque 700 à 800 références de cognac et près de 3 000 composants que l'usine doit gérer. Sans parler des changements de production, qui doivent être les plus rapides possibles ! Dans ces conditions, la gestion quotidienne devenait un casse-tête.

Désormais, l'unité dispose de six lignes automatiques qui embouteillent 90 % des volumes et quatre autres lignes, semi-automatiques, dédiées aux formats non conventionnels, comme les mignonnettes. Les cadences oscillent entre 3 000 à 10 000 bouteilles par heure selon le flacon, et cinq à six minutes suffisent pour le conditionnement.

Une croissance dans les pays à fort développement

Mais Christian Milcendeau, le responsable logistique et planification, espère bien aller plus loin : « Nous sommes en train de régler notre outil pour diminuer le temps de changement de format et faire grimper les cadences ». Logique. L'objectif du projet était d'augmenter le temps d'occupation des lignes et la charge de chacune pour améliorer la productivité. Un Meccano qui a permis de recomposer de nouvelles lignes en puisant dans le parc de machines de l'ancien site. « Nous sommes parfois passés de trois à une seule ligne de production », illustre Christian Milcendeau. D'où l'adaptation des paramètres de production.

Pour Patrick Ricard, le P-DG du groupe, « cette usine permettra demain d'absorber la croissance de la consommation dans le monde ». En 2003, Martell, deuxième priorité du géant des spiritueux après Chivas, a enregistré une croissance de ses volumes de 7 %. Progression reconduite l'année dernière. Certes, cette division représente seulement 1,5 % de la production totale du groupe et le marché mondial du Cognac ne dépasse pas 10 millions de caisses. Mais les marges dégagées par ce breuvage sont importantes et le groupe espère bien grignoter des parts de marché à ses deux concurrents, Hennessy et Rémy Martin. Le numéro 3 du secteur entend ainsi poursuivre sa conquête dans les pays à fort développement comme la Russie, le Mexique et bien sûr l'Asie. « En Chine, nous enregistrons une augmentation de nos volumes de 8 à 10 %, se réjouit Lionel Breton. Et seul 1 % du marché des spiritueux est importé. C'est dire le potentiel qui s'offre à nous. »

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