Pénalisé par la chute des matières premières, Glencore s’attèle à réduire sa dette

Augmentation de capital, vente d’actifs et suspension des dividendes, le négociant Glencore prend toutes les mesures nécessaires pour réduire sa dette alors que les matières premières, dont il est l’un des principaux intermédiaires, sont au plus bas.

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Les suspensions d'activités annoncées par Glencore en Afrique vont rééquilibrer le marché global du cuivre.

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Le géant suisse du négoce de matières premières Glencore a annoncé le 7 septembre les détails d’un vaste plan de réduction de sa dette pour faire face à la chute des cours des matières premières. Plusieurs des matières dont il est l’un des principaux négociants sont descendus à des prix que l’on n’avait plus vus depuis la crise de 2009. Glencore espère réduire le total de ses encours de 10 milliards de dollars, pour le ramener d’ici fin 2016 à 20 milliards de dollars.

Cette réduction de dette passera par une augmentation de capital de 2,5 milliards de dollars, dont les actions nouvelles seront souscrites à 78% par les banques d’investissement Citi et Morgan Stanley, le solde (22%) étant acquis par la direction.

Parmi les mesures annoncées figure également la suspension dès fin 2015 et "jusqu’à nouvel ordre" des versements de dividendes, dans une démarche opposée à celle de BHP Billiton. Glencore estime à 2,4 milliards les économies ainsi réalisées (1,6 milliard sur les dividendes de fin d’exercice 2015 et 800 millions au titre des dividendes intermédiaires 2016).

Ces mesures sont complétées par une série d’économies qui associe réductions des budgets d’investissement (500 millions à 1 milliard), la mise en vente d’actifs (pour 2 milliards de dollars) et des arrêts de production de 18 mois dans deux mines de cuivre : celle de Mopani en Zambie et de Katanga Mining en République démocratique du Congo. Ces arrêts devraient priver le marché de quelque 400 000 tonnes de cuivre, soit l’équivalent du surplus d’offre projeté en 2016.

Myrtille Delamarche

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