Pen Duick II a retrouvé son élément naturel

Révisé, contrôlé, Pend Duick II, le bateau avec lequel Éric Tabarly a gagné la transat anglaise en 1964, vient d’être remis à l’eau. Le 2 mai prochain, Loïc Peyron sera à la barre pour le départ de la transat 2016.

Partager

Le Pen Duick II a été remis à l’eau le jeudi 24 avril à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan). Il avait passé plusieurs mois dans un hangar de l’Ecole nationale de voile et des sports nautiques (ENVSN) pour être entièrement révisé. Il en est ressort - presque - comme neuf. Le 2 mai prochain, il prendra le départ de la transat Plymouth-New York, "la transat anglaise", avec Loïc Peyron à la barre.

En 1964, il avait franchi en vainqueur cette même course. Son skipper était un jeune officier de la Navale, inconnu, Éric Tabarly. Ce dernier avait fait sensation. Il avait d’abord imaginé un voilier pour cette course, en jouant sur la légèreté et sur une longueur - 13,60 mètres - qui paraissait très importante pour un solitaire à l’époque. Et à peine la ligne de départ franchie, il avait envoyé le spi, cette grande voile ballon utilisée au vent arrière. Jamais un solitaire ne s’était risqué à ce genre d’excentricité. 27 jours, 3 heures et 56 minutes plus tard, il passait en vainqueur la ligne d’arrivée, soit 2 jours et 20 heures avant Francis Chichester, vainqueur de la première transat en 1960.

Sans GPS ni pilote automatique

Cette année, Loïck Peyron ne gagnera pas la course, mais il risque fort d’être l’un des participants les plus populaires. Pour prendre un maximum de plaisir à bord de ce bateau mythique, il naviguera sans électronique, dans les mêmes conditions qu’en 1964. Les éléments rendus obligatoires par les organisateurs (GPS, téléphone satellite…) ne seront pas utilisés. Le navigateur ressortira le sextant pour faire le point au Soleil ou aux étoiles.

Il n’utilisera pas de pilote automatique, système électrique qui garde un cap, mais un régulateur d’allure qui utilise deux pales, une extérieure et une dans l’eau, pour garder le bateau sur un angle constant par rapport au vent. Mais comme il s’agit d’un compétiteur impénitent, nul doute qu’il cherchera à aller aussi vite que Tabarly il y a 52 ans.

Patrice Desmedt

0 Commentaire

Pen Duick II a retrouvé son élément naturel

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS