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Pellenc simplifie la vie des agriculteurs

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Cette ETI patrimoniale met l’innovation au cœur de sa stratégie industrielle, lui permettant d’être présente dans cinquante pays.

Pellenc simplifie la vie des agriculteurs
L’Optimum fait peau neuve. La machine à vendanger est désormais plus propre et plus économique.

Inscrite au-dessus de l’entrée du siège de Pertuis (Vaucluse), la phrase est signée Roger Pellenc. Le fondateur et PDG de Pellenc tient à ce que chaque visiteur appréhende sa philosophie d’entrepreneur : « Vous voilà conviés à un cheminement tourné vers des horizons toujours à saisir. À pleines mains. À plein enthousiasme. À plein avenir. » Depuis sa création, en 1973, le spécialiste du matériel pour la viticulture, l’oléiculture, l’agriculture et les espaces verts n’a cessé de proposer des outillages, des équipements et des machines plus pratiques et performants. Le groupe détient 950 brevets et consacre près de 1 million d’euros par an à leur protection !

Chez Pellenc, croître est un devoir. « L’avantage, c’est que l’on y croit ! Il existe toujours une solution pour remédier aux obstacles », affirme Jean-Marc Gialis, le directeur général adjoint et directeur R & D, nourri depuis vingt-huit ans aux convictions du patron. Employant 1 150 personnes dans le monde, et 360 sur sa base provençale, Pellenc réalise un chiffre d’affaires de 133 millions d’euros, dont 70% à l’export. Il a ouvert ses premières filiales en Australie et en Espagne, en 1991. Depuis la création, début mai, de Pellenc South Africa, il en compte quinze. « Avec nos 800 distributeurs de proximité répartis sur la planète, celles-ci jouent un rôle clé dans la compréhension des besoins de chaque marché local », souligne Philippe Loubière, le directeur marketing.

Évolution constante des produits

La fabrication se déploie sur six sites en France, Espagne, Italie et Slovaquie. La production de batteries s’opère, elle, en Chine. « C’est une unité Pellenc, pas un sous-traitant », précise Jean-Marc Gialis, convaincu que ce pays contribuera à la croissance de la société. L’ETI, qui a investi dans la viticulture au début des années 1990, est devenue, en vingt ans, le numéro deux mondial de la machine à vendanger. Depuis le rachat en 2013 de l’héraultais Pera, spécialiste des métiers de chai, elle maîtrise la chaîne des besoins de la viticulture et de la viniculture.

« Pour disposer d’une vision globale et précise des attentes de notre clientèle, nous nous sommes entourés de clients-pilotes, explique Jean-Marc Gialis. À partir de leurs suggestions, nous étudions ce qui est techniquement et économiquement réalisable. Un produit conçu pour un marché doit pouvoir se décliner sur d’autres et engendrer volumes de ventes, rentabilité et services associés. Nos outillages électroportatifs pour la vigne ont, par exemple, été adaptés pour l’entretien des espaces verts. »

Au cœur de cette stratégie, le technocentre R & D à Pertuis : 8% du chiffre d’affaires lui est consacré. Il réunit 120 ingénieurs et techniciens entre bureaux d’études, laboratoire électronique et ateliers de prototypage. Lorsqu’un projet émerge, son responsable le gère de l’écriture du cahier des charges à l’industrialisation. « Nous défendons une culture très intégrée de la chaîne d’innovation et de production pour maîtriser la qualité », insiste le directeur R & D. Chaque produit évolue constamment. Face à la montée des exigences de technologies propres, Pellenc a révisé la conception de ses machines à vendanger. « Nous avons tout réinventé. Au final, notre machine Optimum est moins chère, plus écologique et plus performante au litre par hectare que l’ancienne », assure Jean-Marc Gialis.

Pellenc présentera de nouvelles innovations pour la gestion des espaces verts en septembre. Avec pour objectif de doubler sa gamme d’outillages dans les trois ans…

Ls autres champions

Ortec (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône), services à l’industrie, l’énergie et l’environnement. 842 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 47% à l’international. 7 000 salariés.

Mane & Fils (Le Bar-sur-Loup, Alpes-Maritimes), parfums, arômes et ingrédients. 723 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 dont 90% à l’export. 3 900 salariés.

Robertet (Grasse, Alpes-Maritimes), produits aromatiques. 389,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 83% à l’international. 591 salariés.

Virbac (Carros, Alpes-Maritimes), laboratoire pharmaceutique dédié à la santé animale. 736 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 86% à l’international dans une centaine de pays. 4 350 salariés.

Delta Plus Group (Apt, Vaucluse), équipements de protection individuelle. 159,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 80% à l’international. 1 600salariés.

Foraco fait son trou sur les cinq continents

Daniel Simoncini et Jean-Pierre Charmensat dirigent Foraco International depuis Marseille (Bouches-du-Rhône). Mais le monde reste leur horizon. Troisième opérateur mondial du forage minier depuis le rachat de Servitec (Brésil) et John Nitschke Drilling (Australie), Foraco réalise la quasi-totalité de son activité (98%) à l’étranger. Il mobilise ses engins pour des compagnies minières sur tous les continents et types de minerais. L’an passé, l’or a généré 42% de ses revenus, le cuivre et le fer, 12% chacun. « Nous répartissons nos risques et activités pour limiter notre dépendance, explique Jean-Pierre Charmensat. En 2013, le Chili et l’Afrique de l’Ouest ont souffert, pas le Brésil et la Russie. Revenir à notre domaine historique du forage d’eau en Afrique de l’Ouest a pallié en partie la baisse des projets miniers. » Foraco investit aussi dans l’innovation : « Gagner des parts de marché passe par une offre de solutions technologiques garantissant une meilleure utilisation de l’énergie et de l’eau. » Le groupe a réalisé 247,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, avec 1 700 salariés.

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Usine Nouvelle N°3385-3386

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