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Pellenc : Matériel agricole high-tech

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Le groupe provençal de machinisme viticole et oléicole récolte les fruits d'une politique de développement fondée sur l'innovation.

Les entreprises citées

Sous ses airs de PME régionale de machinisme agricole, le groupe Pellenc cache bien son jeu. Derrière l'humble façade couverte de lierres de Pellenc SA, son site historique de Pertuis (Vaucluse), on trouve, en effet, non seulement le siège social d'un groupe employant 600 personnes à travers le monde dans huit filiales - et quatre sites de production -, mais aussi des bureaux d'études de pointe à la tête d'un portefeuille de 250 brevets, et une usine qui produit, entre autres, deux machines à vendanger par jour et plus de 20 000 sécateurs mécanisés par an. Bref, l'un des leaders mondiaux du machinisme viticole et oléicole, qui taille des croupières à l'italo-américain New-Holland et aux autres géants du secteur.

Créée en 1974 par Roger Pellenc, 60 ans, alors professeur de technologies à Avignon, l'entreprise connaît son décollage au milieu des années 80, quand l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) la choisit comme cas d'école dans un programme de promotion des plans stratégiques pour PME. « Ma société a été étudiée par Roland Calori, l'un des spécialistes les plus pointus », relate Roger Pellenc. Depuis, son groupe attache une importance extrême à la définition de sa stratégie. « Tous les deux ans, nous nous retrouvons avec 44 cadres pour réactualiser un plan de développement à cinq ans », explique le P-DG. Ce plan de route est décliné en plans annuels. Et tous les mois, un conseil d'administration fait le point et corrige le tir, selon les événements.

Au coeur de la stratégie Pellenc : l'innovation. « Tous les ans, nous sortons une nouveauté majeure», affirme Roger Pellenc. Parmi les plus marquantes, les machines viticoles multifonctions, qui accueillent différents outils selon la tâche à réaliser, des machines de cueillette pouvant récolter plus de 200 kilogrammes d'olives à la minute, ou encore le sécateur « électronique » Lixion, déclenché d'une simple pression du doigt sur une gâchette.

10 % du chiffre d'affaires consacré à la R & D

La démarche nécessite un investissement constant. Et lourd : 10 % du chiffre d'affaires est consacré à la R & D. A Pertuis, en Italie et en Espagne, les bureaux d'études regroupent 70 techniciens et ingénieurs. Le groupe n'hésite pas à développer les composants critiques de ses machines : transmissions hydrostatiques, électronique de bord, organes de sécurité... Sur ses outils électroportatifs, les moteurs sont conçus en interne, et même les batteries, notamment celle (lithium-ion) du sécateur Lixion, d'une autonomies de 2 jours et qui ne pèse qu'un kilo.

Côté production, l'inspiration du groupe vient de l'automobile. « Nous limitons nos activités à la R & D, aux prototypes, aux préséries et à l'assemblage final », explique Roger Pellenc. Certaines pièces, comme les châssis, proviennent de son usine de Slovaquie, les autres sont sous-traitées.

Pellenc mise désormais sur d'autres marchés. Parmi ces diversifications, un appareil dérivé de son sécateur Lixion utilisé pour gonder les portes des voitures dans les usines automobiles. Autre piste prometteuse, le tri sélectif en déchetterie, à travers une nouvelle filiale, Pellenc Selective Technologies. Créée début 2004, cette entité de 50 personnes produit déjà près de 100 robots de tri automatisé pneumatique par an. Et ce n'est qu'un début. « Cette filiale sera un jour bien plus importante que Pellenc SA », prédit Roger Pellenc.

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