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Pellenc, le vendangeur high-tech

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Pellenc a choisi un marché de niche pour en devenir un des leaders. Ses machines à vendanger et à récolter les olives sont vendues dans le monde entier.

Pellenc, le vendangeur high-tech
Les machines à vendanger de Pellenc trient les baies grâce à un système visionique.

Les entreprises citées

Les vignobles et oliveraies du monde n’ont aucun secret pour lui. Pellenc, c’est en effet le champion des machines à vendanger, vibreurs à olives, effeuilleuses et autres équipements pour la vigne ou l’arboriculture.

Sa recette ? Des machines high-tech – du simple sécateur aux imposants automoteurs – pouvant s’adapter aux spécificités de chaque région : sol, climat, conduite des cultures… De fait, l’innovation est le moteur de cette ETI qui affronte des géants comme New Holland, et dont les machines à vendanger ont été parmi les premières dotées d’électronique embarquée. En quarante ans, 859 brevets ont été déposés par la société, créée en 1973 par Roger Pellenc, 70 ans, fils de vigneron alors professeur de technologie à Avignon. « Le ticket d’entrée sur nos marchés est élevé, pour la vigne, par exemple, il faut associer connaissance des vignobles et maîtrise technologique », insiste Jean-Pierre Pettavino, directeur général. Sur les 360 salariés du siège de Pertuis (Vaucluse), 105 travaillent à la R & D, au technocentre associant bureau d’études, laboratoire d’électronique et atelier de prototypes. La production étant réalisée dans une des six usines en Italie, Espagne, Slovaquie et Chine. Le budget R & D représente 8 % d’un chiffre d’affaires de 182 millions d’euros. De quoi améliorer sans cesse les produits ou en imaginer de nouveaux, comme la tondeuse électrique autonome à batteries lithium-ion maison.

L’innovation a permis en son temps de dépasser les réticences liées à la mécanisation de la vendange. « Il n’y a plus de débat sur la qualité des vendanges, lance Jean-Pierre Pettavino. Nos machines peuvent séparer les baies de la partie herbacée et les trier grâce à un système visionique. Cela permet de vendanger plus vite, au meilleur moment, juste à maturité. » Autre pilier de l’entreprise qui « simplifie la vie des agriculteurs » : son réseau. Sur des produits d’utilisation saisonnière, la vitesse de réaction est un point clé. Pellenc a réalisé de gros efforts dans ce domaine, et compte seize filiales (Europe, États-Unis, Chili, Afrique du Sud…) et un réseau de représentants couvrant les grandes zones de culture. « Il faut être performant en SAV. Ce sont des importateurs très spécialisés qui ont grandi avec nous. » Pellenc avait créé ces premières filiales en 1991. Aujourd’hui, il réalise 54 % de son chiffre d’affaires à l’international. Et demain sans doute bien plus. Une autre aventure, avec désormais un nouvel actionnaire, Somfy, autre belle ETI, qui a repris 100 % du groupe en septembre 2014, faute de successeur à Roger Pellenc. Mais le fondateur gardera un œil sur ses belles mécaniques, et la présidence, jusqu’en 2017.

Patrice Desmedt

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