Patrick Rocca désigné comme repreneur de la SNCM

Le tribunal de commerce de Marseille a choisi, ce vendredi 20 novembre, l'offre du corse Patrick Rocca. Elle prévoit la reprise de 873 salariés sur 1400. Les salariés de la SNCM, réunis en assemblée générale, ont voté dans l'après-midi en faveur d’une grève reconductible.

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Patrick Rocca désigné comme repreneur de la SNCM

Selon nos confrères de la Provence, le tribunal de commerce de Marseille s'est prononcé, ce vendredi 20 novembre, en faveur du projet de l'industriel corse Patrick Rocca. Son offre comprend la reprise de 873 salariés de la SNCM sur 1400, soit une suppression d'environ 500 postes. Les trois autres offres de Corsica Maritima, Baja Ferries et Garin-Arista ont donc été écartées. L’homme d’affaires reprendra le fonds de commerce, l’immobilier et les six navires de la compagnie maritime.

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A l'issue de l'audience, les salariés se sont réunis en assemblée générale et on voté à l'unanimité une grève reconductible. Ils ont appellé au blocage des navires, avec effet immédiat.

Patrick Rocca est présenté par le quotidien Les Echos comme "le premier chargeur de l’île de Beauté, à la tête d’un groupe de 27 sociétés qui opèrent aussi dans l’immobilier, le BTP et les déchets". Le quotidien pointe également un passé trouble et une récente condamnation pour escroquerie, abus de bien social et faux et usage de faux.

Il partait pourtant favori dans cette course à la reprise de la SNCM. Le procureur de la République de Marseille Brice Robin s'était d'ailleurs prononcé début novembre en faveur de son projet.

Le feuilleton de la SNCM dure depuis plusieurs mois. Le 3 novembre 2014, la SNCM avait déposé le bilan. Depuis plusieurs semaines, cette issue ne faisait plus aucun doute. Transdev, l’actionnaire majoritaire avait alors annoncé qu’il exigerait dès le lundi 3 novembre, le remboursement de 103 millions d’euros de prêts et de 14 millions dus à Veolia. Au vu de sa situation financière, la SNCM n'avait absolument pas les capacités de rembourser ces créances. Un processus qui permettait "enfin" de mettre l’entreprise en cessation de paiement et d’enclencher le redressement judiciaire réclamé à cor et à cri par l’Etat, actionnaire à 25 %, et par Veolia et Transdev.

Astrid Gouzik

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