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L'Usine Matières premières

Passe d'armes sur la centrale électrique de la SLN

Myrtille Delamarche , , ,

Publié le , mis à jour le 18/02/2016 À 15H28

Nouveau rebondissement dans la saga de la centrale électrique de l’usine métallurgique de la Société Le ­Nickel (SLN), la filiale calédonienne d’Eramet: le réveil de l'Etat actionnaire

Alors que le conseil d’administration du groupe avait voté en octobre le report de la construction d’une nouvelle centrale, l’État actionnaire – 25,66% d’Eramet à travers Bpifrance – fait désormais entendre une autre voix. Au terme d’une réunion tenue le 6 février à Matignon avec le comité des signataires de l’accord de Nouméa, le Premier ministre, Manuel Valls, et la ministre des Outre-Mer, ­George Pau-­Langevin, ont répondu aux appels des Calédoniens en assurant la filière nickel de leur soutien et en affirmant que, "en ce qui concerne la centrale électrique de Doniambo, les partenaires [calédoniens] et l’État sont convenus d’un réexamen rapide et approfondi du dossier, afin de dégager les modalités de réalisation de la nouvelle centrale ". Un investissement que les participants à la réunion de Matignon considèrent comme une "condition de la compétitivité de la SLN".

Risque systémique

Eramet affirme pourtant qu’aux conditions actuelles du marché, si cet investissement avait été effectué en 2010, loin de réduire les pertes, il pénaliserait aujourd’hui le coût de production. En outre, depuis la COP 21, le choix de remplacer la centrale au fioul par une centrale au charbon est devenu difficile à défendre. Le récent rapport Colin sur le nickel calédonien, lui, questionne la gouvernance du secteur et en souligne le risque systémique. Michel Colin va jusqu’à considérer qu’ "il ne serait pas illégitime que les pouvoirs publics imposent à ces entreprises [à savoir Eramet, Glencore et Vale] des ratios prudentiels de fonds propres". "Ceci permettrait d’éviter les situations fausses dans lesquelles toute phase de retournement de cycle ou de réalisation de gros investissements donne lieu à des négociations avec les actionnaires dans des conditions qui risquent de dégrader le climat de confiance."

La chute des prix du nickel (- 40 % sur un an) a forcé les miniers à réduire leurs coûts. Eux affirment qu’il ne s’agit pas seulement de laisser passer la crise, mais de s’adapter, comme dans le pétrole dont les prix historiques ont suivi la même courbe, à un "new normal" qui demandera de revoir les stratégies à long terme. 

Myrtille Delamarche

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