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L'Usine Energie

Pas de scission entre le gouvernement et l’industrie nucléaire

Esther Attias , ,

Publié le

Le gouvernement et les acteurs du secteur nucléaire ont signé ce 28 janvier un contrat stratégique réaffirmant le soutien de l’Etat dans cette filière industrielle.

Pas de scission entre le gouvernement et l’industrie nucléaire
L'EPR de Flamanville (Manche).
© Ludovic Dupin

Le PDG d’EDF, Jean Bernard Levy, s’était réjoui une première fois des annonces d’Emmanuel Macron sur le cap énergétique du quinquennat, au mois de novembre. Ce lundi 28 janvier, les industriels du nucléaire peuvent à nouveau se rassurer. Ils ont signé avec le gouvernement un contrat stratégique sur l’avenir de la filière avec des engagements en termes d’emploi et de formation, de recherche, de transition numérique et de développement international.

Ce contrat s’inscrit dans la continuité du plan pluriannuel de l’énergie annoncé le 27 novembre par le Président de la République Emmanuel Macron. Il sera adopté par décret avant la fin du semestre, selon le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy.

"Pas une sortie du nucléaire mais un rééquilibrage de la production"

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a une nouvelle fois marqué le soutien du gouvernement à la filière nucléaire nationale. "Il ne s’agit pas d’une sortie du nucléaire mais d’un rééquilibrage du mix énergétique français pour atteindre les 50% de production d’électricité d’ici 2035" (contre 71,6% en 2017), a-t-il souligné.

"Le nucléaire a un rôle à jouer dans la production d’électricité car c’est une production décarbonée qui contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à bas coût", a ajouté François de Rugy.

Un enjeu clef de la compétitivité française

Ce même lundi, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a, lui, insisté sur le caractère stratégique de la filière nucléaire en France et à l’international. "Le nucléaire a un avenir en France. Nous comptons conserver une place de moteur face à la compétition mondiale croissante. On ne peut pas espérer exporter cette industrie si on ne la développe pas sur le territoire national," a-t-il rappelé. Cinq EPR sont actuellement en construction dans le monde – en Chine, en France, en Finlande et au Royaume-Uni.

Bruno Le Maire a également mis en avant le besoin français de redynamiser une filière en perte de compétences et de main d’œuvre spécialisée et qualifiée depuis la crise de Tchernobyl, alors même que les défis en termes de sécurité et de recyclage des déchets sont croissants.

De nouveaux projets en 2021 ?

Si le gouvernement n’a pas confirmé la construction de nouveaux réacteurs, le ministre de la transition écologique a dit attendre une proposition d’EDF, le premier constructeur nucléaire français, pour 2021 – une année de campagne électorale avant les élections présidentielles de 2022.

"Nous voulons sortir des polémiques de Flamanville et nous fonder sur des données fiables avant de prendre une décision", a affirmé François de Rugy. Le réacteur de troisième génération en travaux à Flamanville compte désormais huit ans de retard et devrait être mis en service en 2020, malgré des fuites diagnostiquées dans la cuve du réacteur. Une série d’imprévus qui se chiffre à 11 milliards d’euros – contre près de 3,5 milliards d’euros prévus initialement.

 

 

 

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