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Pas de réformes brutales pour le président de l'ANDRH

Christophe Bys

Publié le

Jean-Christophe Sciberras, le nouveau président de l'Association nationale des DRH présentait ce lundi, à Paris, les grandes orientations de son organisme pour 2011. L'occasion aussi pour lui d'aborder certains sujets sociaux, comme les 35 heures, les augmentations salariales, et l'emploi des jeunes.

Pas de réformes brutales pour le président de l'ANDRH © D.R.

Jean-Christophe Sciberras, par ailleurs DRH France et directeur des relations sociales Monde du chimiste Rhodia, s'est montré mesuré dans ses propos. Il a tenu à faire entendre une voix quelque peu différente des DRH, ces managers qui entretiennent un lien particulier avec les salariés.

Sur les 35 heures : « L'ANDRH n'a pas été consulté sur ce sujet », a expliqué le nouveau président, qui a donné son point de vue sur les débats actuels. S'il reconnaît « que le coût du travail est un élément de la compétitivité des entreprises », il ne pense pour autant « qu'il y a urgence à rouvrir le dossier du temps de travail ».

La raison ? La négociation des accords 35 heures a pris du temps et n'a pas été simple. « Rouvrir les négociations sur ce sujet, c'est remettre en cause potentiellement tous les éléments du puzzle », estime-t-il, ajoutant qu'il « existe un vrai attachement des salariés aux 35 heures. Pour eux, c'est une compensation à des efforts sur la productivité, la modération salariale. »

Sur la température des négociations salariales : le président de l'ANDRH note que là où les négociations annuelles ont d'ores et déjà débouchées sur la signature d'un accord, cet accord se situe à un niveau supérieur à celui anticipé par les cabinets spécialisés. Jean-Christophe Sciberras s'est demandé si ce n'était pas un effet de la frustration consécutive à la réforme des retraites.

Les manifestants qui n'ont pas obtenu gain de cause chercheraient à se rattraper, à compenser l'amertume de cet échec, par une victoire sur les salaires. Prudent, Jean-Christophe Sciberras estime toutefois qu'il est trop tôt pour en tirer des conclusions définitives, la vague des NAO venant seulement de commencer.

Sur l'emploi des jeunes : Jean-Christophe Sciberras considère que les entreprises peuvent faire plus en matière d'alternance. Si point de blocage il y a, cela vient du temps que prend la formation des jeunes, les managers n'étant pas toujours disponibles, cela crée « des goulets d'étranglement ».

D'où sa conviction : « pour avancer, il faut une impulsion de la direction générale » a-t-il déclaré, ajoutant, « je ne vois pas pourquoi nous ferions moins bien que l'Allemagne dans ce domaine. »  A propos des incitations financières, il a estimé qu'elles pouvaient être utiles plutôt aux PME.

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