Pas de fusion entre Ciments Français et Italcementi

Publié le

Pas de fusion entre Ciments Français et Italcementi © © Italcementi

Le groupe italien et sa filiale française renoncent à leur projet de fusion, en raison d’exigences de créanciers américains jugées « excessives et inacceptables » ainsi que « non-conformes à la finalité de la fusion ». Ce rapprochement aurait donné naissance au cinquième cimentier mondial.

« Un choix financier à court terme a eu raison d'une vision à long terme d'un groupe industriel international qui se place aux premiers rangs dans son secteur d'activité au niveau mondial. L'interprétation divergente d'une clause d'un contrat signé par Ciments Français avec des investisseurs institutionnels américains ne nous a pas permis d'aboutir à la fusion, a commenté Carlo Pesenti, administrateur délégué d'Italcementi. Nous allons maintenant évaluer sereinement avec nos conseillers juridiques les démarches éventuelles à entreprendre. »

Le 19 juin, les deux conseils d’administration avaient repoussé l’approbation du traité de fusion pour négocier un accord avec les créanciers américains, qui ont souscrit pour 500 millions de dollars d’obligations émises par Ciments Français (entre 2002 et 2006). Le principe du rapprochement entre les deux sociétés, qui visait notamment à simplifier la structure d’Italcementi, avait été validé le 16 février. Le groupe italien, qui détient près de 82 % du groupe hexagonal, est entré en 1992 au capital de Ciments Français (au bord du dépôt de bilan à cette époque).
 
A lire aussi :
Ciments Français : bénéfice net en chute de 43,7 %, 05/03/2009
Ciments Français totalement absorbé par sa maison mère Italcementi, 17/02/2009
 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte