Quotidien des Usines

Pas d’investisseurs d’Abu Dhabi pour SITL

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Par "manque de visibilité", les investisseurs émiratis ont préféré "suspendre leur offre" de reprise de l’ancienne usine lyonnaise de Fagor Brandt. Ils avaient prévu d’investir 30 millions d'euros et de sauvegarder l’emploi de la moitié de ses 405 salariés.

Pas d’investisseurs d’Abu Dhabi pour SITL

Les investisseurs d’Abu Dhabi n’ont pas donné suite à leur projet de reprise d’activités de SITL. Ils avaient manifesté une marque d’intérêt auprès de l’administrateur judiciaire de la société lyonnaise, Robert-Louis Meynet, mais ont "préféré suspendre leur offre." Déplorant un "manque de visibilité", ils ont jugé cette opération "trop complexe" à réaliser dans les délais impartis.

Ces investisseurs d’Abu Dhabi avaient envisagé d’investir 30 millions d’euros dans cette usine pour fabriquer des filtres d’assainissement et des véhicules électriques. Des voitures destinées aux pays du Golfe et du Moyen-Orient qui auraient été équipées de système de climatisation pour circuler dans des villes qui projettent à terme de bannir tout véhicule thermique de leur réseau urbain. Ce projet aurait permis de sauvegarder la moitié des 405 salariés de l’usine lyonnaise.

Deux autres offres sont maintenues dont celle portée par des salariés autour de la création d'une Scop. Ils entendent poursuivre la production de lave-linge et développer une activité de remanufacturing de produits électroménagers.

Complexité du dossier

La reprise de SITL reste toutefois handicapée par le flou qui entoure la propriété de la marque Brandt Motors et des terrains du site lyonnais. La première fait l’objet d’un "contrat d’achat à terme" entre le groupe Fagor et Pierre Millet, PDG de SITL, selon ce dernier. La seconde est au centre de deux promesses d’hypothèque faites entre Fagor et l’Etat français en échange du versement d’un prêt et d’une aide d’un montant total de 14,4 millions d’euros au groupe électroménager.

Mais une expertise judiciaire effectuée à la demande de Pierre Millet a estimé que la valeur de ces terrains était négative, de plus de dix millions d'euros, compte tenu des travaux de dépollution à réaliser. Aussi pour faciliter toute reprise d’activité, l’intersyndicale de SITL demande à l’Etat de lever ces promesses d’hypothèque qui, de toute façon "ne le dépossède pas, soulignent les syndicats, puisque la valeur [des terrains] a été expertisée à zéro."

Vincent Charbonnier

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