Pas assez de pétrole en Guyane pour Shell… pour l’instant

Shell a compté jusqu’ici 300 millions de barils de pétrole en Guyane, soit une quantité insuffisante pour envisager une exploitation rentable. Mais les trois forages à venir et des études sismiques en cours d’analyse devraient permettre de mieux identifier la zone dès mi -2013.

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Pas assez de pétrole en Guyane pour Shell… pour l’instant

Auditionné par la délégation de l’Outre-Mer du Sénat, Patrick Roméo, patron de Shell France, a fait un point complet sur la campagne de forage en cours au large de la Guyane. Pour l’heure, la campagne est en demi-teinte. Un premier forage en 2011 s’était révélé très positif avec une quantité importante de pétrole de bonne qualité, environ 300 millions de barils. Mais un an plus tard, un deuxième forage sur la même zone s’était révélé sec. "Un échec, après un succès, ne remet pas en cause le projet", explique le patron. Aussi, depuis le 27 décembre, le bateau de Shell est en position sur un troisième site de forage. La tête de puits et l’obturateur de puits ont déjà été installés sous une colonne d’eau de 1 793 mètres. Le forage proprement dit peut commencer et mettra quelques mois à atteindre ses 6 000 mètres de profondeur.

En l’état, les 300 millions de barils découverts ne suffisent pas à envisager une exploitation commerciale. Selon Patrick Roméo, il faut des quantités supérieures pour un développement économiquement rentable dans ces conditions d’offshore profond. La rentabilité économique dépend de la quantité de pétrole, de sa qualité, de son coût d’extraction (lié entre autre à la distance des puits les uns des autres) et la fiscalité. "Pour l’instant, notre seule certitude est qu’il y a du pétrole !", s’exclame le responsable de Shell.

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En plus du forage en cours, deux autres sont prévus en 2013. Par ailleurs, Shell a mené deux campagnes de relevés en sismique en 2012 qui sont en train d’être analysés. "Mi 2013, nous aurons une meilleure connaissance de la zone", prédit Patrick Roméo. La campagne actuelle, menée par Shell et ses partenaires, Total et Tullow, coûte 1 million de dollar par jour en période de forage. "Le coût est tel, explique le patron de Shell, que les Guyanais pensent que si on fore, c’est que nous savons ce qu’il y a dans le sous-sol. Nos techniques permettent d’identifier des réservoirs cibles, mais il nous faut forer pour savoir !"

Ludovic Dupin

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