Parrot veut profiter de l'ouverture de tests de drones civils aux Etats-Unis

L'entreprise suisse SenseFly, en partie rachetée par le français Parrot en 2012, veut faire voler ses drones aux Etats-Unis dans les zones de tests retenues par la FAA en décembre.

Partager
Parrot veut profiter de l'ouverture de tests de drones civils aux Etats-Unis

En décembre 2013, la Federal Aviation Administration (FAA) désignait six zones géographiques dans lesquelles des entreprises et universités allaient pouvoir mener des tests grandeur nature de drones civils. Une nouvelle étape en vue de l'élaboration d'ici septembre 2015 d'une cadre réglementaire autour de l'utilisation de ces engins volants sans pilote dans le ciel américain.

sensefly veut participer aux tests

Pour le français Parrot, "c'est une très bonne nouvelle", commente le PDG Henri Seydoux. Le groupe a acquis la majorité du capital de la société suisse SenseFly, qui produit des drones à usage professionnel, en 2012. Le modèle phare de SenseFly, l'eBee, équipé d'outils de cartographie aérienne, est déjà présent dans le ciel des Etats-Unis. La société européenne travaille étroitement avec la New Mexico State University (NMSU), qui dispose d'un site de tests à Las Cruces. Il s'agit, historiquement, du premier espace de vol approuvé par la FAA pour les UAS (Unmanned Aerial Systems, systèmes de vol sans pilote) et d'un lieu de recherche en pointe sur les nouveaux objets volants. "Le process pour avoir l'accréditation de vol est déjà bien établi a NMSU, et devrait se retrouver (à peu près) sur les autres sites", prédit Baptiste Tripard, responsable de SenseFly pour l'Amérique du Nord. La société compte bien capitaliser sur cette expérience pour faire partie des opérateurs sélectionnés par la FAA dans cette nouvelle étape.

Qu'attend SenseFly de cette nouvelle vague de tests ? "Il s'agit avant tout de faire des vols de recherche en interne, de sensibilisation au public, mais aussi des vols d'essai pour apporter à la FAA un ensemble de données empiriques afin de les aider, en tant que leader sur le marche des ailes volantes très légères, a définir au mieux les standards a venir, notamment le cadre réglementaire autour de l'utilisation de drones miniatures", résume Baptiste Tripard.

l'ebee butine déjà aux etats-unis

SenseFly travaille déjà avec des agences publiques américaines, qui ont l'autorisation d'utiliser des drones, sur plusieurs chantiers. Le corps d'ingénierie civile de l'US Army a opté pour l'eBee afin de vérifier la solidité des digues autour de la Nouvelle-Orleans. Le département des transports de l'Ohio utilise également l'aile volante franco-suisse pour inspecter ses infrastructures.

L'entreprise se positionne aussi sur un marché porteur : l'agriculture. "Notre solution apporte une réponse à un des enjeux primordiaux aux Etats-Unis, comme l'utilisation de pesticides. Grâce à nos outils proches infra rouges, les agriculteurs peuvent détecter le stress des plantes, définir quelle zone précise de leur parcelle a besoin, ou pas, de fertilisants ou d'irrigation. C'est une source d'économies énormes et de progrès environnementaux", explique Baptise Tripard. L'agriculture bénéficie d'un environnement réglementaire et technique plus favorable que d'autres secteurs : les exploitants agricoles ont d'ores et déjà le droit d'utiliser des drones sur leurs propres terres, en dessous d'une altitude de 120 mètres. Parrot, à travers SenseFly, a donc le champ libre pour se positionner sur ce marché plein de promesses.

Sylvain Arnulf

0 Commentaire

Parrot veut profiter de l'ouverture de tests de drones civils aux Etats-Unis

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

PARCOURIR LE DOSSIER

Tout le dossier

Sujets associés

SUR LE MÊME SUJET

NEWSLETTER Aéro et Défense

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Nouveau

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Jonconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS