Paris vise une réduction des dépenses publiques de 45 milliards

PARIS (Reuters) - La France s'engage à réduire ses dépenses publiques de 45 milliards d'euros d'ici à 2013 pour ramener son déficit public à 3% du PIB dans les limites fixées par l'Union européenne, a déclaré François Fillon.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Paris vise une réduction des dépenses publiques de 45 milliards

La Commission européenne doit faire le point sous peu sur la mise en oeuvre du programme de stabilité que lui a transmis Paris pour résorber un déficit prévu à 8,0% du produit intérieur brut en 2010.

Le programme de stabilité prévoit ensuite 6,0% du PIB en 2011, 4,6% en 2012 et 3,0% en 2013, sous réserve d'une croissance de 2,5% à partir de 2011.

La France a annoncé début mai le gel en valeur des dépenses de l'Etat sur trois ans, une baisse de 10% des dépenses de fonctionnement de l'Etat et cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales.

Le Premier ministre a chiffré samedi à 45 milliards d'euros l'effort de réduction des dépenses publiques.

L'Allemagne a présenté pour sa part le 7 juin un plan d'austérité qui prévoit des économies d'un montant global de 80 milliards d'euros d'ici à 2014.

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se rencontrent lundi à Berlin.

"Ce qui nous rattrape aujourd'hui, c'est notre handicap par rapport à l'Allemagne en termes de réformes structurelles et de réduction de la dette et des déficits", relève Jean-Pierre Jouyet dans Le Monde daté des 13 et 14 juin.

35 MILLIARDS DE RATTRAPAGE DE RECETTES

"Jusqu'à présent, compte tenu de la réunification, le volume de dette annuel émis par l'Allemagne était supérieur à celui de la France. Dans les années à venir, avec l'assainissement financier allemand et la réduction du coût de la réunification, ce sera l'inverse. Les marchés anticipent ce retournement", déclare le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Lors d'un discours devant de nouveaux adhérents de l'UMP à Paris, François Fillon a précisé que sur les 100 milliards d'économies nécessaires à la résorption du déficit public français, la moitié proviendrait de réductions de dépenses.

"Nous avons pris l'engagement d'ici 2013 de ramener notre déficit de 8% à 3% et tous nos efforts vont se concentrer sur cette priorité. Ça veut dire en gros qu'il faut réduire le déficit de 100 milliards d'ici 2013", a-t-il expliqué.

"Cent milliards que nous allons trouver pour la moitié dans des réductions de dépenses et pour la moitié dans des augmentations de recettes", a-t-il précisé.

Les réductions de dépenses se répartiront ainsi : "45 milliards en réduisant la dépense publique, cinq milliards sur la réduction des niches fiscales".

S'agissant des augmentations de recettes, François Fillon table sur "35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recettes conjoncturelles".

Les 15 autres milliards "correspondront à la fin des mesures que nous avons pris pour relancer l'économie et qui n'ont naturellement pas vocation à durer au-delà de cette période de relance", a-t-il dit.

Sophie Louet

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS