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L'Usine de l'Energie

Paris veut mobiliser toutes les forces pour son sommet sur le climat en 2015

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

La mobilisation est lancée pour COP 21, le sommet de Paris sur le climat en décembre 2015. Tous les participants à la Conférence environnementale appelés à s’exprimer jeudi 27 novembre au matin ont rappelé l’urgence de la situation.

Paris veut mobiliser toutes les forces pour son sommet sur le climat en 2015 © @Ségolène Royal - Flickr C.C.

"Faire de la France une grande puissance écologique, dont nous avons tous les atouts." Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, a exposé son ambition dans son discours inaugural à la Conférence environnementale. "Aujourd'hui s'ouvre une séquence de douze mois, dont le maître mot est la mobilisation de toutes les forces vives du pays". Elle a rappelé la nécessité de passer des idées aux actes et considère que les progrès enregistrés depuis le sommet de Stockholm en 1972 sont insuffisants. "L’inaction climatique a un coût", a résumé la ministre, qui s’en est prise à "une sorte de voracité financière qui détruit sans vergogne les ressources naturelles". A l’opposé, pour Ségolène Royal, la croissance verte permettra de créer des emplois, qu’elle estime au nombre de 100 000.

La mobilisation pour COP 21, le sommet de Paris en décembre 2015, est donc bel et bien lancée. L’astrophysicien Hubert Reeves a cité l’ancien chef de l’Etat soviétique, Mikhaïl Gorbatchev : "il ne s’agit rien de moins que de sauver l’humanité". Et de pointer l’urbanisation à outrance, notamment dans les grandes métropoles chinoises. "Les petits Chinois de ces villes ne savent pas que le ciel est bleu".

La fin des climato-sceptiques

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est de son côté félicité des avancées européennes, du fonds vert et de l’accord historique USA-Chine. Mais, selon lui, la situation environnementale s’est encore dégradée depuis le sommet de Copenhague en 2009. Du coup, "le climato-scepticisme est beaucoup moins fort qu’avant, mais il a laissé sa place au climato-fatalisme". Ce qui n’est pas forcément mieux. Il faut agir vite. "J’emprunte la phrase à Ban Ki-moon [le secrétaire général de l’Onu] : il n’y a pas de plan B, car il n’y a pas planète B", a déclaré Laurent Fabius. Le climatologue Jean Jouzel, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), croit en un accord, car la situation est très grave. Il rappelle que si rien n’est fait la température augmentera de 4°C à la fin du siècle, et de 6 à 7°C au siècle prochain.

Chez France Nature environnement, le président Denez L’Hostis insiste sur la nécessité de "fixer le prix du carbone à 60 euros la tonne en 2020". Il regrette qu’en termes d’énergies renouvelables, "l‘énorme potentiel que nous avons ne soit pas exploité". Finalement, une note positive est apportée par Michel Sapin, le ministre des Finances : "Le fonds vert est la clé de voûte de COP 21. Nous avons fixé un objectif de 10 milliards de dollars et il est déjà atteint". En fait, les contributions atteignent exactement 9,7 milliards de dollars pour ce fonds destiné à aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Pas de doute, les 10 milliards seront vite dépassés… mais ils sont encore insuffisants.

Olivier Cognasse

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