Technos et Innovations

Paris et Londres demandent des comptes à Google pour Street View

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Les autorités des deux pays demandent au géant informatique américain de leur transmettre les données collectées "pour examen".

Paris et Londres demandent des comptes à Google pour Street View © D.R

En 2010, Street View, un service offert par Google à ses usagers déclenche la polémique. En effet, la firme américaine admet que les voitures sillonnant pour son compte les rues avaient, en sus des photos prises, collecté par inadvertance des données personnelles transmises par wi-fi. Des procédures avaient été engagées dans plusieurs pays pour que le groupe détruise ces données.

Le problème semblait résolu… jusqu’à la semaine dernière ! Google a averti une dizaine de pays, principalement européens. Lors d'une "inspection" de disques durs du service Street View, le groupe s’est aperçu être encore en possession "d'une petite partie des données" collectées, indique-t-il dans un courrier adressé à l'autorité de protection des données britanniques (ICO), et rendu public par cette dernière.

Dans une déclaration à l'AFP mardi, un porte-parole de Google a indiqué que le groupe "présentait toutes ses excuses pour cette erreur" et qu'il "souhaiterait à présent effacer les données restantes".

Mais la Commission française de l'informatique et des libertés tout comme son homologue britannique ont demandé à "examiner" ces données avant leur éventuelle destruction. La Cnil demande au géant américain de "mettre à sa disposition les données en question et de les conserver de manière sécurisée le temps de pouvoir mener toutes les investigations nécessaires". Elle précise vouloir "investiguer le périmètre exact des données concernées, avant d'en tirer d'éventuelles conséquences".

"Ces données étaient censées avoir été détruites en décembre 2010. Le fait qu'une partie de ces informations existent encore semble enfreindre l'engagement signé auprès de l'ICO par Google en novembre 2010", souligne de son côté l'autorité britannique dans un communiqué publié sur son site.
 

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