Paris et Berlin, Nissan, Thales... Toute l'actualité du 26/04/2005

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Paris et Berlin souhaitent resserrer les liens industriels. Les deux locomotives de l'Europe veulent relancer leur coopération technologique, afin de prouver que le moteur franco-allemand fonctionne toujours, rapporte Les Echos. Le cinquième Conseil des ministres franco-allemand doit dévoilé aujourd'hui quatre projets pionniers dans l'innovation. Ceux-ci sont le résultat des travaux du groupe de travail de coopération économique mis en place en octobre dernier, animé par Jean-louis Beffa, président de Saint Gobain et par Gerhard Cromme, président du conseil de surveillance de Thyssen-krupp. Le premier projet porte sur l'imagerie moléculaire, le second sur la biophotonique, le troisième sur l'interopérabilité des réseaux pour la troisième génération de mobiles, enfin le dernier ambitionne de créer un super moteur de recherche pour le web. Sans revenir au dirigisme économique, l'Etat veut créer des conditions, puis proposer des financements en accord avec les normes européennes.

Nissan enregistre une nouvelle année record. A l'aube de venir prendre la tête de l'ex Régie, Carlos Ghosn, PDG du constructeur japonais, peut avoir le sentiment du devoir accompli. Le second constructeur japonais affiche sur l'année écoulée un bénéfice de 3,8 milliards d'euros en hausse de 1,7 %, pour un chiffre d'affaire en augmentation de 15,4 % à 62,5 milliards. Les ventes ont quant à elles progressé en volume de 10,8 % pour atteindre 3,388 millions d'unités. Pour autant, notent Les Echos et le Financial Times, ces performances enviables, laissent apparaître une certaine érosion de la rentabilité, due notamment à un alourdissement des coûts. Le plan "Value-up", lancé en 2004 pour 4 ans, devrait permettre de maintenir la pression sur les dépenses en poussant les fournisseurs à travailler davantage avec les pays à faibles coûts de main-d'œuvre. Le patron n'a pas cherché à minimiser les difficultés. Taux de change volatils, hausse des taux d'intérêts, des matières premières et de l'énergie, doutes sur la croissance au Japon et aux Etats-Unis, les incertitudes restent nombreuses. Mais le fabricant nippon mise beaucoup sur les marchés en devenir, comme la Chine, le Mexique, voire le Canada pour alimenter sa croissance.

Défense, Thales doit choisir sa voie. Un conseil d'administration extraordinaire du groupe d'électronique de défense doit se tenir aujourd'hui afin de clarifier la stratégie, indique Les Echos. Le PDG Denis Ranque aurait l'intention de proposer un plan de rapprochement à trois, avec Alcatel et l'Italien Finmeccanica. Mais ce scénario ne semble pas plaire à Serge Tchuruk, le PDG d'Alcatel, premier actionnaire privé de Thales avec 9,1 % du capital. Ce dernier propose un rapprochement limité à leurs deux groupes. Il apporterait son activité satellite à Thales et monterait en échange jusqu'à 30 % du capital. Les positions ne semblent pas prêtes de se rapprocher et l'Etat actionnaire majoritaire avec plus de 30 % du capital, devra jouer les bons offices afin de calmer le jeu.

Vivendi, un géant sauvé des eaux. Les Echos reviennent dans leur enquête, sur la crise, il y a près de trois ans, qui a faillit être fatale au groupe de service et de communications. Quand Jean-René Fourtou débarque chez Vivendi en juillet 2002, après l'éviction de Jean-Marie Messier, il arrive dans une entreprise qui connaît une crise interne majeure, dont le cours de bourse s'effondre, plombée par une dette colossale de 35 milliards d'euros et dont les besoins urgents en liquidités sont évalués entre 1 et 3 milliards. Avec l'aide des grandes banques de la place, débarquées en force, en trois jours une ligne de crédits de 1 milliard sera trouvée par Jean-René Fourtou et Claude Bébéar afin d'éviter la cessation de paiement et de tenir jusqu'à la fin août, alors que les agences de notations étaient sur le point de dégrader la note de Vivendi, que de très nombreux salariés s'étaient endettés pour acheter des titres en chute libre et qu'un plan social se profilait. Sans parler des enquêtes de la COB et de la brigade financière. En trois ans la dette sera finalement ramenée de 37 à 3 milliards d'euros et le groupe sortira du rouge en 2004 après des pertes 23 milliards en 2002, en se concentrant sur les télécomset la communication, et en sortant de l'environnement.

Renault, Schweitzer cède sa place. Après treize ans de règne le PDG de Renault va laisser la présidence à Carlos Ghosn, l'artisan du redressement de Nissan. Il laisse une entreprise saine financièrement et largement internationalisée, qui a enregistré un résultat net de 3,5 milliards d'euros l'année dernière. Louis Schweitzer revient sur ses années de présidence, sur la stratégie menée, sur les qualités de son successeur, sur les problèmes qui demeurent, notamment au niveau de la qualité et du haut de gamme, dans un entretien à La Tribune. Pour autant, il ne s'efface pas complètement, puisqu'il demeurera président du conseil d'administration et que grâce à une résolution adoptée en 2003, il pourra exercer ses fonctions jusqu'à 70 ans.

Grosse commande chez Boeing. L'avionneur de Seattle a signé un accord portant sur une commande ferme de 14 appareils 787 "dreamliner" et de 18 modèles b777 avec la compagnie aérienne Air Canada, annoncent La Tribune et le Wall Street Journal. L'opération représente une valeur de 6 milliards de dollars. Si l'on ajoute les 46 et 18 options sur les mêmes appareils, la commande se monterait à près de 14 milliards. Avec cet accord Boeing marque des points par rapport à son concurrent européen, qui était en compétition avec son futur A350, lancé en décembre dernier, mais qui devrait entrer en service au plus tôt en 2010 alors que les premiers B777 entreront en service à partir de 2006. Airbus devra pousser les feux auprès d'Air India et de Qatar Airways, s'il veut tenir son pari de 50 commandes fermes avant la mi-2005 pour son A350.

Emergence du premier raffineur américain. Le groupe Valero a racheté son compatriote outre-Atlantique Premcor, pour 8 milliards de dollars, devenant le premier raffineur sur son marché domestique, relève La Tribune. La nouvelle entité réalisera un chiffre d'affaire de 70 milliards de dollars et disposera d'une capacité de 3,3 millions de barils par jour. A la tête de 19 raffineries, il dépassera ses rivaux Exxon Mobil et ConocoPhilipps. L'opération sera réalisée pour moitié en titres et pour moitié en numéraire, avec en plus la reprise de la dette à long terme de Premcor. Elle va se dérouler dans une conjoncture particulièrement favorable, avec une très forte demande en 2004, notamment en Chine et dans les pays émergents en forte croissance. De plus, selon les experts, la demande en produits raffinés a dépassé de 50 % les besoins en pétrole brut sur les dix dernières années.

Didier RAGU

A demain !

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