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Paris enclenche la vitesse supérieure dans sa lutte contre la pollution atmosphérique

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Pour lutter contre la pollution atmosphérique, la Ville de Paris a préparé un vaste plan contenant beaucoup de mesures incitant à l’usage des mobilités douces mais aussi des dispositifs d’interdiction de circulation qui inquiètent les entreprises.

Paris enclenche la vitesse supérieure dans sa lutte contre la pollution atmosphérique © Flickr c.c. Damián Bakarcic

Embouteillages en perspective à l’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil de Paris qui, lundi 9 février, doit débattre du copieux Plan Qualité de l’Air (PQA) présenté par la mairie. Défendu par Christophe Najdovski, maire-adjoint écologiste chargé des transports et déplacements, ce plan de lutte contre la pollution atmosphérique ne compte pas moins d’une quinzaine de mesures. La plupart sont incitatives pour encourager à l’abandon d’un véhicule personnel au profit de solutions alternatives ou le remplacement de véhicules thermiques par des véhicules propres mais quelques-unes sont coercitives.

La maire de Paris Anne Hidalgo a donné le ton de ces dernières en révélant il y a quelques semaines son intention d’éradiquer la présence du Diesel à l’horizon 2020. Le Premier ministre Manuel Valls l’a conforté dans cette ambition en confirmant mercredi 4 février les mesures pour favoriser la sortie du Diesel annoncées lors de la conférence environnementale du 28 novembre.

"C'est avec une vive satisfaction que j'ai pris connaissance des mesures annoncées pour faciliter la sortie du diesel du parc automobile français, s’est tout de suite félicité Anne Hidalgo. Je salue en particulier la mise en place d’un bonus de 10 000 euros pour les automobilistes souhaitant remplacer leur voiture diesel par un véhicule électrique et de 6 500 euros pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable."

Restrictions de circulation

Mais le PQA va beaucoup plus loin en faisant de la capitale une zone à basses émissions d’où les véhicules les plus polluants seront bannis. Invoquant une urgence en raison de la dégradation de la qualité de l’air à Paris, la mairie veut aller vite et frapper fort. Ainsi dès juillet, la ville interdira totalement la circulation (hors périphérique et bois) des poids lourds, bus et cars les plus anciens. Cette mesure sera progressivement étendue jusqu’en 2020 aux véhicules plus récents. Dès juillet 2016 elle concernera les voitures particulières et les utilitaires légers mise en service avant 1997. Toutefois ce dernier dispositif ne s’appliquera que les jours ouvrés.
Anne Hidago imagine pour l’avenir un contrôle automatisé. En attendant elle a accueilli avec satisfaction l’annonce du rétablissement de la vignette permettant de différencier les véhicules selon leurs niveaux d’émissions de polluants.

Ses initiatives ont été, en revanche, mal reçues par le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) qui craint une interdiction totale des véhicules dans Paris et crie à la discrimination. "En bannissant les véhicules les moins récents et les plus polluants des rues de la capitale d’ici 2020, les citoyens franciliens, qui souvent n’ont d’autre choix que d’avoir une voiture, seront pénalisés", indique le CNPA dans un communiqué.

De son côté la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Île-de-France s’interroge sur le risque de fragiliser davantage les entreprises.  "Les professionnels ont besoin de délais réalistes bien anticipés et sécurisés pour adapter leur outil de travail", rappelle Philippe Solignac, président de la CCI départementale de Paris.

"Des aides pour les professionnels"

Par la voix de son président Jean Depraeter, le groupement des activités de transports et de manutention de la Région Ile-de-France, en appelle également au respect d’un "calendrier progressif qui rendrait le changement supportable pour la profession". Il précise cependant que les entreprises de transports routiers pour compte d’autrui seront moins vite touchées que d’autres en raison de la moindre ancienneté de leurs parcs.

Pour contrer la gronde des forces économiques, la mairie de Paris a prévu une aide pour l’acquisition d’un véhicule propre. S’ajoutant au dispositif d’Etat et d’un montant plafonné à 9 000 euros, elle sera réservée aux TPE de Paris mais également des trois départements limitrophes.

Le plan recense également des mesures d’incitation des particuliers à l’usage de moyens de déplacements moins polluants. Ainsi les Parisiens renonçant durablement à leur véhicule particulier obtiendront le remboursement jusqu’à 400 euros pour l’achat d’un vélo. Pour leur part les jeunes conducteurs bénéficieront d’offres pour utiliser le service Autolib’.

La ville raisonne également au niveau de la future Métropole qui verra le jour en 2016 et aura compétence en matière de qualité de l’air. Cet éventuel élargissement des zones à basses émissions à l’échelle métropolitaine devra s’opérer de manière cohérente au risque, rappelle la CCI régionale, "de créer pour les entreprises un problème d’organisation et une difficulté à répondre aux contraintes imposées".

Patrick Désavie en Île-de-France

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