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Paris Climat 2015 : Laurent Fabius encourage le "business" vert

Olivier Cognasse ,

Publié le

A l’occasion d’un colloque, Laurent Fabius qui, entant que ministre des Affaires étrangères du pays hôte devient président de la COP 21, est revenu sur le rôle des entreprises et des investisseurs dans le grand rendez-vous mondial sur le climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015.

Paris Climat 2015 : Laurent Fabius encourage le business vert © D. R.

Après l’accord de Lima (Pérou), Paris Climat 2015 (COP 21) est sur les rails. "Sans cet accord, je donnais peu de chances pour Paris", a indiqué Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, lors du forum du 18 décembre organisé par le Club France du développement durable, le Comité 21 et Solutions COP 21 (le site web sera en ligne à partir du 17 janvier 2015, avec les initiatives des entreprises dans la croissance verte).

"La COP 20 a abouti à un accord. […] Ce n’est pas facile avec 195 pays [196 en comptabilisant le représentant de l’Union européenne, ndlr], surtout quand la plus petite partie vaut la plus grande", ajoute-t-il à propos du résultat obtenu et jugé comme insuffisant par les ONG. Il revient sur cet accord de 37 pages. "C’est ce document qui va servir de base au sommet de Paris pour aboutir au premier accord mondial jamais obtenu pour réduire les émissions de CO2 et limiter la hausse des températures à 2°C. […] S’il n’y avait pas eu la COP 20, on n’aurait pas atteint les 10 milliards de dollars pour le Fonds vert pour le climat". Dès lors, le futur président de la COP 21 se projette dans l’avenir avec l’événement qui va marquer notre pays. Il s’agira "de la plus vaste conférence diplomatique jamais organisée en France avec 20 000 invités et 3000 journalistes". La question posée : l’humanité va-t-elle pouvoir continuer à vivre dans des conditions acceptables ?

"La croissance verte, créatrice de richesse et de valeur ajoutée" 

A propos du dérèglement climatique, le ministre des Affaires étrangères note trois changements majeurs : la diffusion des travaux des scientifiques qui a permis de supprimer toute contestation sur ce phénomène ; la prise de conscience des politiques comme lors du sommet de New York en septembre dernier ou des accords américano-chinois ; l’intérêt de la société civile et des entreprises. "On l’a vu au sommet de New York et dans les colloques, les dirigeants d’entreprises ont compris qu’il s’agissait d’un phénomène majeur qui concerne la planète, mais aussi leur entreprise. Si elles l’anticipent, c’est du bon business. C’est la croissance verte, créatrice de richesses et valeur ajoutée", a-t-il déclaré. Il regrette aussi que l’économie verte "représente moins de 1 % des investissements aujourd’hui. Si d’ici à 2020, elle pouvait atteindre 10 %, cela serait un progrès considérable."

La France tient un rôle majeur. Elle préside la COP. "Son rôle est d’être à l’écoute, d’être impartiale et d’être ambitieux." Laurent Fabius compte jouer sur les financements publics et privés. Il s’agit aussi de "faire redémarrer la question du prix du carbone", précise-t-il pour répondre à une question de Jean-Louis Chaussade, le directeur général de Suez Environnement. "L’Europe pourrait être un chantier très innovant" dans ce domaine. Et de rappeler que "le dérèglement climatique n’est pas pour dans 50 ans, mais maintenant. On a les moyens techniques, on a les moyens financiers". Quand il sera trop tard, nous n’aurons aucune excuse...

Olivier Cognasse

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