Parachutes dorés : le gouvernement presse les entreprises d'agir

Si les entreprises n'indiquent pas clairement qu'elles appliqueront les propositions du Medef, le gouvernement fera voter une loi durcissant les conditions d'attribution des stock options et autres parachutes dorés

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Parachutes dorés : le gouvernement presse les entreprises d'agir
Pour Laurence Parisot, c'est une semi victoire. Les propositions qu'elle a présentées hier, lundi 6 octobre, sur la rémunération des dirigeants ont été avalisées par le gouvernement très en pointe sur le dossier. Finis les parachutes dorés en cas d'échec ou de départ volontaire, limitation de ceux-ci à deux ans de salaire, fin du cumul d'un mandat social et d'un contrat de travail...

La pression de l'opinion fait loi

Toutefois, à l'issue du conseil des ministres, la présidence de la république a précisé dans un communiqué : "Le gouvernement souhaite que les conseils d'administration des entreprises concernées adhèrent formellement à ces recommandations avant la fin de l'année 2008 et veillent à leur application rigoureuse. A défaut, elles seraient reprises dans un projet de loi dès le début 2009".

Laurence Parisot estimait, pour sa part, qu'il ne fallait pas obliger les entreprises. Selon elle, la pression de l'opinion suffirait à les convaincre d'appliquer les recommandations, étant donné les effets dévastateurs des parachutes dorés attribués aux dirigeants d'entreprise en déroute. Nicolas Sarkozy, soumis à la pression de l'opinion dans un climat économique particulièrement inquiétant, ne peut visiblement pas « donner le temps au temps ».

Par ailleurs, le gouvernement veut généraliser la distribution des stock-options. Plus question qu'il soit réservé à quelques dirigeants. Pratiquement, cela se fera sous la forme d'un amendement déposé par le gouvernement à la loi sur les revenus du travail, lors de son examen à venir par le Sénat.

Les contrats existants seront-ils concernés ? Si la loi ne peut être rétroactive, les dirigeants vont-ils accepter une révision de leur contrat ? La question est d'autant plus délicate, qu'un « scandale » pourra toujours survenir aussi longtemps que de « vieilles » clauses demeureront.

Christophe Bys

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