Quotidien des Usines

Paprec reprend la filiale française de Van Gansewinkel

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Paprec annonce la reprise de la filiale française du groupe belge Van Gansewinkel. Cette dernière basée à Béthune (Pas-de-Calais) est spécialisée dans le recyclage de déchets et emploie 70 personnes.

Basé au port fluvial de Béthune (Pas de Calais), bordant le canal à grand gabarit Dunkerque-Escaut, le site industriel de la filiale du groupe belge Van Gansewinkel est passé sous le contrôle du français Paprec. Par cette reprise, ce dernier conforte son implantation régionale. "La reprise de Van Gansewinkel France s’inscrit pleinement dans notre stratégie de renforcement des parts de marché de Paprec dans le nord de la France sur ses métiers historiques : la valorisation matière en remplacement des décharges et des incinérateurs", commente Jean-Luc Petithuguenin, président fondateur de Paprec Group.

Dans la région Nord-Pas-de-Calais, Paprec dispose de deux implantions : l’une à Harnes, près de Lens, dans le Pas-de-Calais, et l’autre à Quesnoy-sur-Deûle dans la métropole de Lille (Nord). Paprec précise que le site de Béthune traite jusqu’à présent 80 000 tonnes de déchets par an, dont une moitié de papier et l’autre moitié de bois, plastiques et déchets industriels. Le site emploie 70 personnes et a généré un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros.

Van Gansewinkel veut réduire le poids de sa dette

Pour sa part, le groupe belge Van Gansewinkel explique la cession de sa filiale française par un choix stratégique. "Dans le contexte qui vise à nous concentrer en priorité sur le renforcement de notre position de leader du marché dans le Benelux, nous avons cherché le meilleur partenaire possible", avance Wim Geens, directeur Belgique et Luxembourg de Van Gansewinkel

Il est vrai que le groupe belge a lancé l’an dernier un vaste plan de restructuration visant notamment à réduire le poids de sa dette. L’accord d’un refinancement obtenu en mai 2015 de la part des actionnaires et de plusieurs organismes financiers a permis de faire passer cette dette de 809 à 320 millions d’euros. En 2014, le chiffre d’affaires du groupe est passé de 1,002 milliard d’euros en 2013 à 962 millions d’euros.

Employant 4 000 salariés répartis dans une centaine de sites, le français Paprec affiche quant à lui un chiffre d’affaires de plus de 900 millions d’euros. Il annonce 6,5 millions de tonnes de déchets recyclées dont 5,5 millions de tonnes transformées en matières premières.

Francis Dudzinski

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