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Padam prend son envol avec Île-de-France Mobilités

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

La start-up qui veut révolutionner la mobilité partagée vient de signer son plus gros contrat avec Île-de-France Mobilités.

Padam prend son envol avec Île-de-France Mobilités
Les futures navettes d'Île-de-France Mobilités.
© IDFM

Premier grand succès pour la start-up Padam, associée à l’ingénieriste Setec its. Un contrat annoncé ce lundi 18 février et signé avec Île-de-France Mobilités pour le déploiement de la centrale Flexigo qui permettra de  proposer aux Franciliens un service de transport à la demande pour les zones peu denses ou excentrées.

"En 2014, nous avions l’ambition de transformer la mobilité partagée, de travailler au plus près du consommateur, explique Grégoire Bonnat, PDG et cofondateur de la start-up Padam. Au lieu d’avoir des horaires fixes, nous opérons de façon dynamique, ce qui permet de faire des gains d’exploitation en utilisant des véhicules légers comme des taxis ou des minibus pour des zones peu denses, mais avec des transports structurants, connectés avec les gares", précise-t-il à l’Usine Nouvelle. Un service intégré dans le pass Navigo.

Créée en 2014 par trois jeunes ingénieurs de l’école Polytechnique de Paris et des Ponts & Chaussées, Padam s’appuie sur l’intelligence artificielle pour transformer l’organisation des transports à la demande. Les solutions logicielles développées par Padam, mais aussi avec des partenaires comme le laboratoire Loria de l’université de Lorraine à Nancy, permettent aux opérateurs de transport par bus, publics ou privés, d’optimiser en temps réel leurs flottes de véhicules.

Deux levées de fonds

"Nous avons déjà réalisé deux levées de fonds, une première avec le groupe d’ingénierie Setec et la seconde, en octobre dernier, avec Siemens Mobility. Mais les trois fondateur continuent à contrôler Padam", assure Grégoire Bonnat.

Après une première expérience à Bristol, au Royaume-Uni, avec RATP Dev à l’été 2016, les premiers contrats ont réellement été signés en 2018, avec les villes de Saint-Nom la Bretèche (Yvelines) et Orléans (Loiret) pour mettre en place Flexigo. Mais le mouvement s’accélère depuis le début de l’année avec des contrats à Chelles et Meaux (Seine-et-Marne), et pour la Métropole européenne de Lille. Dans ce cas, il s’agit de déployer la technologie sur 16 lignes de bus fixes "virtuelles" et un service de soirée permettant des départs depuis les stations de métro.

Autre contrat : à Padoue (Italie), il s’agit de répondre à la demande étudiante avec un service de bus flexible, définis par l’algorithme de Padam pour assurer un service de nuit.

Dans tous les cas, contrairement à des lignes classiques, les véhicules adaptent leurs itinéraires et horaires en fonction des demandes des voyageurs. "Les bus ne naviguent plus en suivant des lignes, mais en reliant des points, à la demande de l’usager", explique Padam, dans un communiqué. Une technologie qui peut également s’adresser aux transports scolaires et pour les personnes à mobilité réduite. Mais aussi pour des navettes permettant de transporter les salariés jusqu’au site. Padam, dont les effectifs sont passés de 15 à 25 personnes depuis les levées de fonds compte signer au moins 25 contrats d’ici à la fin 2019.

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