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Pacte de responsabilité, PSA / Dongfeng, loi sur la géolocalisation : la revue de presse de l’industrie

Sylvain Arnulf

Publié le

Jour J pour le lancement du "Pacte de responsabilité" ; jour J+1 pour l'officialisation de l'alliance PSA / Dongfeng. Dans l'actualité de ce 21 janvier également, le vote de la loi sur la géolocalisation au Sénat.

Pacte de responsabilité : patrons et syndicats vont-ils jouer le jeu ?

Ce 21 janvier à 11 heures, François Hollande passe son grand oral devant les forces vives de la Nation. Ce sera l’occasion de lancer officiellement le pacte de responsabilité annoncé lors de ses vœux à la presse  il y a une semaine.
Ce matin, la presse s’interroge sur le contenu, encore flou, de ce pacte et la nature des contreparties demandées aux entreprises. "Faut-il faire confiance aux patrons ?" se demande Libération en une.

 

 

Dans son édito, Fabrice Rousselot demande à chaque partie de faire face… à ses responsabilités. "Pour les syndicats, il s’agit de sortir de la posture de l’opposition «à tout prix». Et pour le Medef de Pierre Gattaz, qui pour l’instant se complaît dans le louvoiement, cela signifie un engagement ferme à une obligation d’embauches afin de redynamiser l’économie. C’est clairement le sens de la «contrepartie» évoquée par Hollande sans laquelle rien n’est possible. Il faut que la contrainte juridique existe, pourquoi pas dans le cadre d’accords d’entreprise, pour que ce pacte en soit vraiment un. Le pari n’est pas encore gagné".

 

 

Le Parisien, tout somme L’Usine Nouvelle dans son dernier numéro, s’interroge sur la promesse d’1 millions d’emplois. Sur quoi repose ce chiffre ? Le quotidien a interrogé des experts pour y voir plus clair. "Qu’il s’agisse d’un crédit d’impôt, d’une baisse de charges ou un mix des deux, alléger de 30 milliards d'euros le coût du travail créera des emplois. Un million ? Pourquoi pas. Même plus. Tout dépendra de la manière dont on conçoit ce nouvel allégement. Et c’est, justement, le rôle attribué par François Hollande aux partenaires sociaux… mais à l’Elysée on se refuse à tout chiffrage : "Personne ne sait si ce sera 500 000 emplois ou plus, le cap fixé aujourd’hui par François Hollande, ce sera : le plus possible".

PSA : questions sur un lion à trois têtes

 

L’entrée de Dongfeng et de l’Etat français au capital de PSA pose question sur le gouvernance du groupe. Elle s’annonce « acrobatique » selon Les Echos, qui s’interroge sur le rôle de l’Etat. "L’intervention du gouvernement est perçue par certains comme protectrice face à l’emprise chinoise, mais vue par d’autres comme un frein à de nécessaires restructurations", écrit le quotidien économique. Mais "la présence de l’Etat chez Renault n’a pas empêché ce dernier de délocaliser et de restructurer", relativise une source proche du dossier citée par Les Echos.

Pour le Figaro, "dans une automobile, il n’y a de la place que pour un pilote. En France, les expériences de cogérance publique, où la politique prend le pas sur la réalité industrielle, ont souvent tourné à la catastrophe. Le pire serait qu’un interventionnisme outrancier du gouvernement entrave l’avenir de PSA".

Le Monde, enfin, voit l’intervention du gouvernement comme un rempart à une "emprise" chinoise sur PSA. "Lorsque le groupe français, en quête d'un grand partenaire industriel, est allé chercher le chinois Dongfeng, les pouvoirs publics ont annoncé d'emblée qu'ils participeraient à une éventuelle recapitalisation. Il s'agit de garantir l'ancrage français du fleuron franc-comtois", rappelle le quotidien du soir.

Le projet de loi sur la géolocalisation adopté

Il provoque la crainte des professionnels du numérique : le projet de loi sur la géolocalisation a pourtant été adopté quasiment en état lundi 20 janvier au Sénat. Seule concession, selon le Journal du Net : "un amendement déposé par trois sénateurs concernant le contrôle du juge". "Le projet de loi ne le prévoyait que pour prolonger les mesures de géolocalisation au-delà d'un délai de 15 jours. La Cour de cassation et l'Asic réclamaient quant à eux que le juge intervienne systématiquement. Le Sénat a tranché : le juge devra intervenir au plus tard dans un délai de huit jours suivant le début de la géolocalisation".

Sylvain Arnulf
 

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