Pacte de responsabilité : le patron de Total juge qu’il est trop tôt pour discuter

Christophe de Margerie, PDG de Total, considère que le temps n’est pas venu de négocier le pacte de responsabilité. Selon lui, les chefs d’entreprises doivent d’abord participer au redressement de l’économie française.

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Pacte de responsabilité : le patron de Total juge qu’il est trop tôt pour discuter

A l’occasion de la présentation des résultats de son groupe, le PDG de Total Christophe de Margerie s’est prêté à quelques analyses politiques et économiques, comme à son habitude. Interrogé sur le sujet du pacte de responsabilité voulu par François Hollande, le patron du cinquième pétrolier mondial semble regretter la tournure des événements. En effet, ce mercredi 12 février, en plein voyage présidentiel aux Etats-Unis, Pierre Gattaz, le patron du Medef, s’est de nouveau opposé à toute forme de contrepartie.

"Le gouvernement a promis des changements. Attendons de voir ce qui sera proposé. Ensuite, nous discuterons", explique Christophe de Margerie. "Notre but à tous est de faire redémarrer l’économie française. Ce n’est pas de savoir qui donne moins et qui donne plus". Il réaffirme son propos : "le chef d’entreprise ne fait pas de politique. Il n’est pas de gauche ou de droite. Il est là pour faire redémarrer l’économie".

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La deuxième opposition

Cette prise de position n’est pas sans rappeler un accrochage antérieur entre Christophe de Margerie et Pierre Gattaz. Lors de l’université du Medef fin août 2013, Pierre Gattaz avait réclamé la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), taxant cet impôt de destructeur d’emploi. Le patron de Total avait, pour sa part, déclaré : "Ne soyons pas critiques pour la critique. Ne demandons pas des choses qu'on ne peut pas obtenir (…) Ne faisons pas non plus de surenchère. Allez, Pierre, je vais te critiquer un peu en public. Non l'ISF ne peut pas être supprimé, tu le sais bien"

Pour 2014, les résultats de Total affichent un bénéfice net à 8,4 milliards d’euros en recul de 20 %. La production pétrolière, quant à elle, reste stable à 2,3 millions de barils par jour. Le PDG explique que 2013 doit être considéré comme une année de transition où un pic d’investissements a été atteint (28 milliards de dollars). Il ajoute que l’entrée en service de grands projets en 2014 et 2015 permettra d’atteindre une production de 3 millions de barils par jour en 2017 comme planifié.

Ludovic Dupin

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