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Pacte de responsabilité : le Medef veut passer "de l’ordonnance à la thérapie"

Solène Davesne , ,

Publié le

Le président du Medef Pierre Gattaz demande au gouvernement d’accélérer la mise en oeuvre du pacte de responsabilité alors que plusieurs syndicats manifestent le jour même contre ce texte.

Pacte de responsabilité : le Medef veut passer de l’ordonnance à la thérapie © Pascal Guittet

Aller un peu plus vite. Lors de sa conférence de presse mensuelle, le président du Medef Pierre Gattaz a exhorté le gouvernement à préciser le contenu du pacte de responsabilité, annoncé début janvier par François Hollande. "Ce qui nous gêne, c’est que nous n’avons toujours pas d’informations sur la trajectoire de la fiscalité ni sur la baisse supplémentaire du coût du travail", a estimé Pierre Gattaz, qui considère le pacte comme une "rupture".  Sur le pacte de responsabilité, le patronat estime avoir fait sa part en signant avec trois des syndicats (CFE-CGC, CFTC et CFDT) sur les contreparties à apporter à la baisse du coût du travail consentie.

Alors que la CGT, FO, Solidaires et la FSU se mobilisent le jour même dans la rue contre le pacte de responsabilité, le président du Medef martèle qu’il faut agir vite et passer "de l’ordonnance à la thérapie". "La France ne va pas bien, les entreprises ne vont pas bien", estime le patron des patrons qui a listé une quinzaine d’indicateurs économiques signes de la mauvaise santé économique de la France, selon lui.

Le gouvernement doit normalement dévoiler d’ici mi-avril les pistes détaillées du pacte de responsabilité et notamment la façon dont la baisse du coût du travail devra être réalisée. Il devrait aussi présenter mi-avril les pistes retenues suite aux Assises de la fiscalité des entreprises, qui doivent aboutir fin mars. Le Medef a déjà arrêté ses positions sur ces deux points : afin de privilégier davantage l’industrie et favoriser "la France du premium", le patronat souhaite baisser de 10 milliards d’euros les cotisations sociales quel que soit le niveau de salaire, plutôt que de cibler sur les plus bas salaires, et milite pour une suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), payée par les entreprises même lorsqu’elles ne dégagent pas de bénéfice.

Solène Davesne

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