OWF 2011 : l 'open source au coeur de l'innovation industrielle

C'est ce 22 septembre qu'ouvre la 4ème édition de l'Open World Forum, le rendez-vous de l'open source. L'occasion pour les industriels de trouver des solutions pour pérenniser leurs logiciels. Petit tour des projets présentés.

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OWF 2011 : l 'open source au coeur de l'innovation industrielle

Comment innover toujours plus vite, tout en assurant une durée de vie et de support à des coûts raisonnables aux produits qui en résultent ? C'est à ce paradoxe, bien connu des informaticiens, qu'ambitionnent de répondre les industriels utilisateurs de logiciels libres dans les sessions de l'Open World Forum qui s'ouvre, ce 22 septembre, à Paris. Une réponse fondée notamment sur les premiers résultats concrets des alliances construites autour de l'informatique embarquée, dans l'automobile, l'avionique ou les télécoms.

Deux ans après son lancement, le projet Opees (Open Platform for engineering of embedded systems), initié par Airbus, est en phase opérationnelle avec une trentaine d'industriels. L'objectif initial était de proposer un socle d'outils logiciels et de pratiques aux acteurs de la conception de systèmes critiques. Il aborde cette année la problématique de pérennisation de ces outils.

A commencer par leur certification indispensable. "C'est un argument fort de l'open source", explique Gaël Blondelle, project leader d'Opess ; "dès lors où, avec le code ouvert, on règle dès le départ les questions de propriété intellectuelle, on est a priori en position de préparer les chemins d'évolution des outils. De leur assurer un cycle de vie de plusieurs dizaines d'années, compatible avec la durée de vie d'un avion. Et, notamment, de fournir autour des outils open source la documentation qui facilite leur certification".

Bonnes pratiques

Autre avancée concrète du consortium Opees, la production d'un guide de bonnes pratiques à paraître au premier trimestre 2012. "Un guide sur fond de retour d'expérience, concernant les modèles économiques valables dans ce contexte, comme l'a fait le Cigref avec son rapport sur la gouvernance de l'open source pour les grandes entreprises, mais appliqué au cas des systèmes critiques", précise Gaëlle Blondelle.

Le projet Genivi visant l'informatique embarquée non critique de l'automobile (In-Vehicle Infotaiment) en est sensiblement au même stade crucial. Arriver à définir les règles de collaboration (propriété intellectuelle, licence, gestion de projet) susceptibles de pérenniser un socle open source commun (à 80% utilisable en l'état). Mais avec plus de 120 acteurs. Et afin de permettre aux constructeurs et équipementiers de raccourcir le cycle de conception/production des produits embarqués, qui tend à se caler sur celui de l'électronique grand public (moins d'un an!). "Dans les deux cas, embarqué critique ou non critique, force est de constater que la démarche open source n'implique plus seulement les informaticiens, mais aussi les bureaux d'études, voire le coeur de métier des industriels", souligne Gaël Blondelle.

Entre 3000 et 5000 emplois en jeu

Autre sujet chaud abordé au forum, l'apport de l'open source au cloud computing (informatique à la demande) qui réclame une "élasticité" pour, précisément, adapter les ressources à la demande. On évoquera les problématiques de "cloud bursting": aller chercher les ressources là où elles se trouvent (cloud public ou privé). Y compris en cas de très grosse demande de puissance de calcul, comme le fait l'Institut français du pétrole (IFP Energies nouvelles) avec une solution de grille (Proactive Parallel Suite) disponible en open source. Solution qui fédère, dans ce cas de cloud privé, quelques 600 machines.

Autant d'avancées de l'open source, sujets d'ateliers techniques (1500 participants attendus ces trois jours), sans oublier sa percée dans les applications mobiles (développement autour d'Android). Ce qui tend à conforter les prévisions de création d'emplois dans cette filière. Selon le recensement des intentions d'embauche de quelques 200 entreprises (**) que présente le Ploss (réseau d'entrepreneurs open source) à cette occasion, un doublement des effectifs est en vue d'ici à fin 2013. Soit entre 3000 et 5000 postes à pourvoir en France, dont 40% de niveau bac+2.

Anne-Marie Rouzeré à l'OWF

(*) Rapport sur la gouvernance et la maturité de l'open source, publication du Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises), mars 2011

(**) Enquête Emploi de la filière open source en France, sur les sites du Ploss, réseau d'entrepreneurs d'Ile de France et du CNLL (conseil national du logiciel libre)

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