"Ouvrir le marché des pièces auto permettra de favoriser le pouvoir d’achat du consommateur"

L’Autorité de la concurrence a rendu son avis dans un rapport sur le secteur de la fabrication et de la distribution des pièces de rechange. Après avoir mené une enquête auprès des différents acteurs, -consommateurs, équipementiers, constructeurs -, l’AdlC propose plusieurs solutions pour ouvrir le marché à la concurrence. Yves Riou, délégué général de la FEDA, revient sur ces propositions.

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L’Usine Nouvelle - Quelle conséquences concrètes va avoir ce rapport sur le marché des pièces détachées ?
Yves Riou - Ce ne sont pour l’instant que des recommandations mais le fait que ce travail soit fait par une autorité indépendante peut avoir une influence sur les pouvoirs publics. Pour l’instant il faut que les esprits se calment. Autant attendre que ce dossier remonte au niveau européen, on n’évitera ainsi les conflits d’intérêt territoriaux où la décision d’un élu pourrait être influencée par la présence ou non d’un constructeur dans sa région. La France devra se soumettre à la décision européenne. (11 pays européens ont déjà adoptés la "clause de réparation").

Qu’est-ce que la FEDA attend de ce rapport ?
Le but est de mettre un terme à un monopole (des constructeurs) insupportable, aussi bien pour les consommateurs que pour les professionnels. Ce monopole enlève de l’activité en France et c’est dû au prix de réparation qui rend certains véhicules irréparables. Le rapport prouve, par des chiffres obtenus auprès des constructeurs, qu’ouvrir le marché permet de faire baisser les prix et favoriser ainsi le pouvoir d’achat du consommateur.

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L’argument contre une ouverture de marché est le risque de voir apparaître la diffusion de produit étranger. Que répondez-vous ?
Notre position reste l’ouverture totale. Si nous occupons le marché des pièces détachés alors nous sommes en mesure de faire reculer la vente des pièces contrefaites. En outre, nous n’aurons rien contre le fait d’acheter des pièces chez les constructeurs, à condition que leurs prix ne soient pas monopolistiques.

Les 5 propositions retenues par la FEDA dans le rapport
1.    Ouvrir de manière progressive et maîtrisée le marché des pièces de rechange visibles
2.    Permettre aux équipementiers de commercialiser plus librement les pièces de rechange en général
3.    Contrôler et le cas échéant sanctionner les entraves à l’accès aux informations techniques des constructeurs
4.    Rédiger en termes clairs et explicites les contrats de garantie et d’extension de garantie
5.    Veiller à ce que les prix conseillés des pièces diffusés par les constructeurs et les équipementiers ne conduisent pas à limiter la concurrence par les prix entre les opérateurs.

Le rapport est consultable sur Internet.

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