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L'Usine Maroc

Ouverture imminente pour le premier Ikea du Maroc après plus de 4 mois de blocage par les autorités

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Le premier magasin Ikea du Maghreb devrait ouvrir d'ici à quelques jours à Casablanca. Son ouverture avait été bloquée fin septembre par les autorités marocaines sur fond de différents diplomatiques avec la Suède à propos du Sahara occidental.

Ouverture imminente pour le premier Ikea du Maroc après plus de 4 mois de blocage par les autorités © ikea

Bientôt les marocains pourront profiter des joies des étagères Billy et autres chaises Melltrop. L'enseigne l'a confirmé le dimanche 13 février sur sa page Facebook par les mots "Bonne nouvelle, nous allons bientôt annoncer notre date d’ouverture ! Restez connectés".

Située à Zenata près de Casablanca, le magasin a reçu l'autorisation d'exploiter des autorités locales. C'est ce qui bloquait selon la version officielle l'ouverture du premier point de vente de l'enseigne suédoise au Maroc.

Ce défaut de visa d’exploitation aurait était lié officiellement à des questions de sécurité. Dans les faits, l'enseigne a été victime de tensions diplomatiques entre la Suède et le Maroc.

Il s'agissait, chacun l'avait compris, d'une mesure de rétorsion du gouvernement d'Abdelilah Benkirane soupçonnant en Suède certains parlementaires travaillistes soutenant le gouvernement de Stefan Löfven de porter au parlement une motion de reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique dirigé par le Front Polisario que soutient l'Algérie. Un sujet ultra-sensible au Maroc.

A l'automne, plusieurs représentants de partis marocains se sont se rendus à Stockholm pour protester contre la perspective de ce vote au parlement suédois. Et récemment, le gouvernement suédois a indiqué qu'il n'était pas dans son intention de voir le sujet débattu au parlement. Le vendredi 15 janvier, Margot Wallström, ministre suédoise des Affaires étrangères a officiellement annoncé que son gouvernement ne reconnaîtrait par la République arabe sahraouie démocratique.

C'est sans aucun doute ce qui a détendu la situation. Et explique aujourd'hui l'ouverture prochaine de ce magasin, premier point de vente de l'enseigne dans tout le Maghreb et deuxième en Afrique : Ikea exploite en effet un magasin en Égypte depuis 2013.

L’enseigne suédoise a décidé voilà près de trois ans de s'implanter au Maroc en s’appuyant sur le groupe koweïtien de distribution Al Homaizi. CE dernier, détient la franchise pour certains pays de la zone Mena (Koweït, Jordanie...). Le projet marocain est porté par la société Ikea - SYH conduite notamment par des managers espagnols.

Le projet représente 40 millions d’euros d’investissement dans un magasin construit pour l'occasion et situé au sein du complexe commercial de la ville nouvelle de Zenata qui doit devenir une "éco-cité". Le magasin générera autour de 400 emplois directs. Depuis le blocage, l'essentiel des salariés déjà embauchés et formés était réduit à faire la maintenance des lieux en attendant l'ouverture.

L'impact commercial de ce magasin est très attendu par les consommateurs mais redouté par les enseignes marocaines de meubles  comme Dolidol ou surtout Kitea.

Quant au gouvernement marocain et surtout au Palais royal, l'état de fait de l'automne, non anticipé, conjugé avec l'annulation mi décembre de l'important accord agricole avec l'Union européenne sur le même sujet du Sahara occidental les a amené à revoir radicalement le dispositif diplomatique du royaume.

Dans un mouvement sans précédent, 78 nouveaux ambassadeurs ont été nommés de part le monde dont des figures de l'opposition comme le socialiste (USFP) Ahmed Reda Chami, ancien ministre de l'Industrie qui représentera le Royaume auprès de l'Union européenne. Cette décision a été annoncée lors d'un conseil des ministres dirigé par le roi Mohammed VI décentralisé à Laâyoune, principale ville du Sahara occidental.

Pour rappel, l'ancien Sahara espagnol, appelé Provinces du sud au Maroc est officiellement un "territoire non autonome" au statut à régler selon l'ONU qui doit depuis 20 ans y organiser un referendum (Ban Ki Moon doit s'y rendre en avril). Depuis la Marche verte en 1975, le Maroc et tous les partis du pays considèrent cette région comme partie intégrante de son territoire et lui propose un large statut d'autonomie, position rejetée par l'Algérie mais soutenue par de nombreux pays dont la France.

Pierre-Olivier Rouaud

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